Rythmes scolaires : Delanoë (très) attendu

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Rythmes scolaires : Delanoë (très) attendu
Bertrand Delanoë a vécu des réunions agitées sur la question des rythmes scolaires.
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Le maire de Paris laisse entendre que la réforme Peillon pourrait attendre 2014.

"Je n’ai rien décidé ". Rue de Grenelle, au ministère de l’Education nationale, on attend la décision de Bertrand Delanoë avec impatience. Le maire de Paris doit décider à la fin du mois de mars si la capitale applique le changement de rythmes scolaires dès 2013, ou si, comme dans d’autres grandes villes comme Lyon, Montpellier ou Marseille, la réforme attendra 2014. Jusqu’alors très volontariste sur la date de 2013, l’édile a mis de l’eau dans son vin ces derniers jours. "Moi j’ai rien décidé encore. Il faut se donner les moyens d’écouter, d’écouter, d’écouter, d’enrichir notre projet. C’est ce que je fais", confirme-t-il à Europe 1.

Un recul sur la pause du midi. Pour tenter de calmer la grogne, Bertrand Delanoë donne des gages,comme sur la pause du midi, qu'il voulait porter à 2h45, pour y programmer des activités périscolaires. Le maire de Paris a annoncé lundi soir que cette idée était finalement enterrée. Mais cela n’a pas suffi à calmer son auditoire.

Des réunions mouvementées. Si le maire de Paris recule ainsi, c’est qu’il sent bien que la réforme voulue par Vincent Peillon est fortement contestée. Bertrand Delanoë le constate depuis plusieurs semaines de réunions publiques sur le sujet. Ainsi, lundi dernier, le maire, son adjointe en charge des affaires scolaires Colombe Brossel (PS) et le recteur de Paris François Weil ont essuyé pendant près de deux heures les sifflets et les invectives d'un auditoire surchauffé comptant de nombreux enseignants du primaire.

BFMTV avait diffusé des images de cette réunion très tendue :



Rythmes scolaires : Delanoë veut "si possible...par BFMTV

La dernière réunion doit avoir lieu lundi prochain. L’ambiance devrait une nouvelle fois être tendue.

Un mois pour convaincre. Bertrand Delanoë a donc encore quelques occasions pour convaincre les opposants au projet. Mais quatre semaines ne seront pas de trop face à des réticences de taille. Une chose est sûre : de la décision de Paris dépend en grande partie la réussite ou l’échec de la réforme Peillon au plan national.