Royal : "La gauche avait abandonné les symboles nationaux au FN"

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La ministre de l’Ecologie était l'invitée dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Monde/I-Télé

INTERVIEW

Le vendredi 27 novembre restera, sans doute, dans les livres de l’Histoire de France. Une cérémonie d’hommage solenelle a eu lieu dans la cour d’honneur des Invalides, présidée par François Hollande. Ségolène Royal, invitée du Grand rendez-Vous d’Europe 1 –iTELE – Le Monde, était au premier rang. Et, ce qui l'a frappé, "c’est le nombre très très important de membres des familles, des blessés. On sentait une dignité et un chagrin immense. Ce rassemblement national a fait du bien".

"La patrie, c’est important, l’unité nationale, c’est important". Interrogé sur le nombre de drapeaux français qui ont flotté un peu partout en France, Ségolène Royal, qui l’avait prôné en 2007, se félicite : "huit ans après, c’était bien… La patrie, c’est important, l’unité nationale, c’est important. Ce sont des repères fondamentaux. On a repris ces symboles à l’extrême-droite. C’est pour cela que la gauche ne les utilisait plus. Elle avait abandonné les symboles nationaux au FN. Mais ce n’est pas possible, la République est à tous. Et les valeurs républicaines sont plus que jamais d’actualité."

"Plus on parle du FN, plus il progresse". Si la jeunesse semble s’être appropriée certaines valeurs patriotiques, c’est bien le FN quis emble en profiter. Le parti de Marine Le Pen enregistre une forte poussée dans plusieurs régions et, sauf retrait de la gauche, est donné net gagnant en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon un sondage BVA pour la presse régionale publié dimanche. Pour Ségolène Royal, "plus on en parle, plus il progresse". Pour elle, "à quoi ça sert de polémiquer avec ça ? Parlons plutôt de nos propositions !"

"Respectons le vote des électeurs". Quant à la volonté de Manuel Valls de "tout faire" pour éviter de voir le FN gagner, quitte à ce que la liste de gauche se désiste, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 élude : "ce n’est pas à moi de définir, de façon brutale, avant que les Français aient voté, des   mécanismes partisans. Je comprends que vous me posiez la question, mais respectons le vote des électeurs. Sinon, on va les démobiliser. Donc je me refuse à tracer des plans sur la comète."

>> Retrouvez l'intégralité de cet entretien en vidéo :


Le Grand Rendez-vous avec Ségolène Royalpar Europe1fr