"Le plan vélo, dans les Hautes-Alpes, ça nous fait une belle jambe"

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"Quand vous êtes éloignés de la métropole régionale, vous n'existez plus", a déploré le président de l'Association des maires ruraux de France Vanik Berberian, samedi sur Europe 1.

INTERVIEW

"Tout ce qui est service de proximité a tendance à être éradiqué", diagnostique Vanik Berberian. Le président de l'Association des maires ruraux de France, dont le congrès national se tient ce week-end, a tiré la sonnette d'alarme samedi matin sur Europe 1, estimant que la concentration des services sur le territoire français était "inquiétante".  

"Fracture territoriale". "Quand vous êtes éloignés de la métropole régionale, vous n'existez plus", estime Vanik Berberian, prenant l'exemple des transports : "on a développé pendant trente ans la mobilité de métropole à métropole, avec le TGV. C'est une belle prouesse technique, il n'y a aucun souci. Mais en même temps on a dévitalisé le réseau secondaire, que l'on appelle d'ailleurs maintenant secondaire, c'est quand même révélateur de la manière dont on regarde les choses !"

"Vous avez cette France à deux vitesses, cette fracture territoriale", souligne encore le président, jugeant "qu'il faut arrêter cette hyper-concentration qui ne fait que déséquilibrer le territoire".

Macron, "président des villes" ? Au congrès de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berberian entend donc interpeller le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard. "J'aimerais qu'on sorte de cette suspicion qui consisterait à dire qu'Emmanuel Macron est le président des villes et qu'il n'en a rien à faire des territoires ruraux", assure-t-il. "Mais pour qu'on change d'opinion, il faut qu'il montre qu'il change de manière d'être et de faire concernant les territoires ruraux."

"Avec l'augmentation du gazole, l'augmentation des taxes, le 80km/h, les trains qui continuent à ne plus s'arrêter dans les gares... Qu'est-ce qu'il y a pour les territoires ruraux ?", énumère l'édile. "Rien. On nous a sorti il y a deux jours un plan vélo. Dans les Hautes-Alpes, ça nous fait une belle jambe..."