Retraites : "pas de double langage"

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Retraites : "pas de double langage"
@ EUROPE 1
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Eric Woerth répond à Bernard Thibault et assure que la réforme des retraites sera "transparente".

Les retraites- "Bernard Thibault dit 'il y a un double langage'. Mais c'est de l'agitation pour les journaux. C'est faux. Ce que je dis dans mon bureau, ce que je dis à l'extérieur c'est qu'il n'y aura pas de négociation sur les retraites en catimini. C'est un débat ouvert devant les Français", a martelé dimanche sur Europe 1, le ministre du Travail Eric Woerth assurant qu'il ne cherchait pas à "finasser ou à tromper".

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Bernard Thibault accusait le ministre de "fausser le dialogue" : "Nous ne pouvons admettre le double langage", précisait alors le secrétaire général de la CGT, pour qui "le gouvernement veut empêcher un vrai débat transparent sur les solutions à apporter aux régimes de retraite" et "cherche à donner le change avec un semblant de dialogue social alors que ses choix semblent faits".

Le Parti socialiste - Le ministre du Travail s'est montré guère plus tendre envers l'opposition. "Le PS est déjà dans la contre-proposition, alors qu'il y a pas de proposition. Il faut reprendre un peu de sang froid", a suggéré Eric Woerth.

Sur le fond, le ministre a confirmé que le gouvernement était opposé à une "augmentation généralisée des cotisations", ce qui n'empêchait pas "des augmentations ciblées" sur certains revenus.

La grève à la SNCF - Le ministre du Travail a également évoqué la grève à la SNCF et appelé les syndicats à y "mettre un terme". "C'est la troisième, peut-être quatrième grève depuis janvier, c'est beaucoup (...). La grève n'est pas extrêmement importante mais perturbe le trafic de quelques régions. Affirmant qu'"on ne sait pas quelles sont les revendications, sinon des revendications générales sur l'emploi, les salaires, habituelles depuis bien longtemps", le ministre du Travail a estimé que "la direction de la SNCF est absolument impeccable dans cette affaire".

"J'approuve parfaitement la stratégie de fermeté de Guillaume Pepy", le président de l'entreprise publique, a ajouté Eric Woerth. "La SNCF négocie avec les syndicats qui n'ont pas appelé à la grève, car le principe est de négocier avant. Quand la grève est utilisée comme élément déclencheur d'une négociation, ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut voir les choses, c'est du XIXème siècle ça", a-t-il lancé.

Nuage de cendres - Enfin, Éric Woerth a annoncé qu'il ne se rendrait pas au G20 social de Washington, en raison du nuage de cendres qui paralyse le trafic aérien en Europe.