Retailleau dénonce un "lynchage" de Fillon et "une lapidation médiatique"

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Retailleau dénonce un "lynchage" de Fillon et "une lapidation médiatique"
@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Dans la salle, une femme a crié "Fillon démission" en début de meeting, plusieurs dans la salle répondant par des "Fillon président".

Bruno Retailleau a dénoncé samedi un "lynchage" de François Fillon et une "lapidation médiatique" devant des représentants de la société civile soutenant le candidat de la droite, appelant aussi son camp à ne pas "modifier" la ligne politique choisie à la primaire.

"Ne soyez pas naïfs, posez-vous les bonnes questions". L'ex-Premier ministre n'a "jamais été le candidat de la société politico-médiatique", il subit aujourd'hui "injures et insultes", a dénoncé le chef de file des sénateurs LR et président de la région Pays de la Loire, devant plus d'un millier de personnes. Contre François Fillon, "c'est un lynchage, un acharnement, qui n'a aucun précédent dans l'histoire de la Ve République, la lapidation médiatique est quotidienne", a poursuivi Retailleau, coordonnateur de la campagne. "Ne soyez pas naïfs, (cela) vient à point, posez-vous les bonnes questions", a lancé cet élu vendéen.

"Pourquoi cette disproportion entre les faits qui ne sont pas avérés et l'impact sur la société française ?" Fillon, attendu en milieu d'après-midi, devait clore l'événement, auquel assistait notamment Luc Chatel, avec un discours annoncé comme "historique" par Pierre Danon, responsable du pôle "société civile" de la campagne.  "Depuis quand il suffit d'un article du Canard enchaîné pour que, instantanément, le parquet national financier déclenche une enquête préliminaire, alors qu'il y a tant de livres qui sortent depuis des mois et qui mettent en cause des personnalités politiques?" a demandé Retailleau. "Pourquoi cette disproportion entre les faits qui ne sont pas avérés, qu'on lui reproche, et l'impact sur la société française, la démocratie française ? Pourquoi lui, pourquoi maintenant à quelques semaines du premier tour d'une élection décisive pour l'avenir de la France ?" a-t-il également demandé.