Remaniement : l'Education de Peillon à Hamon

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Remaniement : l'Education de Peillon à Hamon
@ Reuters
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PASSATION - Benoît Hamon, un proche de Vincent Peillon, suit les pas décriés de l’ancien ministre de l’Education nationale, lors de la passation de pouvoir.

LA PASSATION. La réforme sur les rythmes scolaires aura fini par coûter son poste à Vincent Peillon. L’ancien ministre de l’Education nationale a passé le relais de son ministère à Benoît Hamon, lors d’une cérémonie qui a eu lieu à 16h30 rue de Grenelle. L’ancien ministre de l’Economie sociale et solidaire prend donc ses pouvoirs au nouveau ministère élargi de l’Education, de l’Enseignement  et de la Recherche.

Deux mots à peine sur la réforme des rythmes scolaires. Vincent Peillon est bien sûr revenu sur son bilan en tant que ministre, insistant plus sur la réforme de la formation des enseignants et celle de l’éducation prioritaire que sur la douloureuse réforme des rythmes scolaires. "Les Français ne savent pas encore tout ce qui a été fait. La refondation de l’école de la république est  une grande réforme qui doit s’inscrire dans le temps", a souligné l’ancien ministre.

Vincent Peillon lâche tout de même quelques mots sur ses difficultés pendant ses vingt mois à l’Education nationale : "La réforme des rythmes ne s’est pas toujours passée dans une tranquillité absolue, même si elle était nécessaire", a-t-il reconnu. Il est revenu, tout aussi rapidement, sur l’ABCD de l’égalité, qui a suscité les critiques de la droite conservatrice en pleine polémique sur les questions de genre à l’école.

Quant au choix du nouveau ministre, c’est "le bon", a ajouté Vincent Peillon, qui a milité aux côtés de Benoît Hamon au sein du Nouveau parti socialiste, un mouvement à gauche du spectre socialiste, auquel Arnaud Montebourg était également affilié.

Un ministère de l’Education nationale à vocation sociale. Le nouveau ministre Benoît Hamon a pris conscience il y a plusieurs semaines de la lourde tâche qui allait lui incomber : "Quand on m’interrogeait sur le ministère de l’Education, je disais : ‘celui qui devra succéder à Vincent Peillon devra s’accrocher car le bilan qu’il laisse est un bilan considérable ‘". "Et bien voilà, c’est moi !", s’est amusé le nouveau ministre, qui n’a pas manqué de souligné plusieurs fois combien, selon lui, Vincent Peillon était "un grand ministre de l’Education".

Lors de sa prise de fonction, Benoît Hamon a rappelé vouloir être un ministre de gauche, qui n’oublie pas sa vocation sociale. "L’origine sociale reste un élément discriminant à l’école », s’est-il désolé. Le nouveau ministre a longuement insisté sur sa volonté que "l’école ne reproduise plus les inégalités sociales qui existent dans la société française".

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