Régionales : face au "ni-ni", Cambadélis prône le "et-et"

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Le premier secrétaire du PS refuse de se prononcer sur le "front républicain" : "on verra ça le soir du premier tour".

INTERVIEW

"Tout devra être fait" pour empêcher le Front national de gagner une région, a martelé Manuel Valls mardi. Jean-Christophe Cambadélis est-il prêt, lui aussi, à réhabiliter le "front républicain" aux élections régionales de décembre ? "On verra ça le soir du premier tour", a éludé le premier secrétaire du Parti socialiste, invité de Jean-Pierre Elkabbach, mercredi sur Europe 1. "Aujourd'hui, on se bat pour sortir en tête au premier tour. On se bat parce que la droite veut défaire ce que l'ensemble de la gauche a fait dans les régions, et l'extrême droite veut défaire la République. On ne les met pas sur le même plan, mais c'est un combat, c'est notre "et-et" à nous, face au "ni-ni" de Nicolas Sarkozy", a-t-il affirmé.

"Les Républicains n'ont pas retweeté Xavier Bertrand". "Je pense que le total gauche sera supérieur aux Républicains qui ne font pas une bonne campagne parce qu'ils sont divisés", a insisté Jean-Christophe Cambadélis. Et le patron du PS pense en avoir la preuve : lors du débat organisé par Europe 1 et iTélé mardi entre les candidats aux régionales dans le Nord, "Les Républicains n'ont pas retweeté Xavier Bertrand. C'est quand même une indication de leurs divisions !"



"Je n'exclus rien, mais ma pensée première est pour gagner le premier tour", a poursuivi Jean-Christophe Cambadélis. "La bataille essentielle aujourd'hui, c'est de faire barrage à la droite, qui sera plus souvent en compétition avec nous, et bien sûr l'extrême droite".

"Débanalisation du Front national". "Nous sommes dans une phase de débanalisation du Front national", a également estimé Jean-Christophe Cambadélis. "Ce n'est pas simplement les déclarations de Marine Le Pen. Tout le monde voit ce qui est en train de se passer en Europe, que ce soit en Autriche, en Pologne, en Suisse. On voit qu'il y a une radicalisation d'un souverainisme xénophobe, et ceci peut percuter la France et la mettre dans les plus grandes difficultés".

>> L'interview en intégralité :