Réforme du travail : "le gouvernement avance masqué" pour Martinez

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Réforme du travail : "le gouvernement avance masqué" pour Martinez
"C'est juste de la concertation. Quant à la méthode, elle est scandaleuse", déplore le leader syndical.@ BERTRAND GUAY / AFP
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"Apparemment, on ne nous dit pas tout", fulmine le leader syndical qui déplore dans les colonnes du Parisien que le gouvernement n'ait "rien mis de concret sur la table".

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, accuse le gouvernement d'avancer "masqué" sur son projet de réforme du Code du travail, dans un entretien jeudi au Parisien/Aujourd'hui en France. "Apparemment, on ne nous dit pas tout", fulmine le leader syndical qui déplore que le gouvernement n'ait "rien mis de concret sur la table".

"La méthode est scandaleuse". "C'est juste de la concertation. Quant à la méthode, elle est scandaleuse. On nous annonce presque 50 rencontres. Certes, mais toute organisation confondue! Pour la CGT, ce sera seulement trois réunions de deux heures sur les trois thèmes", déplore Philippe Martinez. Or "sur un sujet aussi vaste que le Code du travail, ça n'a pas de sens. Ce qui nous fait dire que le gouvernement avance masqué, au moins jusqu'à dimanche", premier tour des législatives, affirme-t-il.

Des "pistes" explosives.Un article du quotidien Libération, évoquant mercredi des "pistes" explosives de réforme du Code du travail, a mis le feu aux poudres, même si le gouvernement se défend de tout "plan caché". Le "programme de travail" proposé aux organisations syndicales détaille les axes des futures ordonnances qui porteront sur trois thèmes : la "nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche", la "simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" et "la sécurisation des relations de travail".

Le gouvernement "pas précis". Pour Philippe Martinez, le gouvernement "ne veut pas être précis". "Ça donne l'impression qu'ils en diront plus après les élections. Si j'en crois ce que je lis dans la presse, ça peut être la catastrophe pour les travailleurs."