Raul Castro accueilli officiellement à Paris, étape de la normalisation

  • A
  • A
Raul Castro accueilli officiellement à Paris, étape de la normalisation
Raul Castro.@ HO / www.cubadebate.cu / AFP
Partagez sur :

Le chef d'Etat cubain rencontrera lundi François Hollande pour un entretien et la signature d'une douzaine d'accords.

Raul Castro sera accueilli avec tous les honneurs ce lundi à l'Arc de Triomphe, première étape d'une visite d'Etat de deux jours en France à haute teneur économique et commerciale. Cette visite consacre surtout une normalisation des relations de Cuba avec les Occidentaux.

Première visite depuis 21 ans. Présent depuis samedi à Paris pour un séjour strictement privé, Raul Castro entamera ainsi au sommet des Champs-Elysées pavoisés aux couleurs de son pays la première visite d'un chef d'Etat cubain dans la capitale française depuis celle de son frère aîné Fidel, 21 ans plus tôt. En mai 2015, François Hollande avait été lui-même le premier chef d'État occidental à fouler le sol cubain depuis la victoire de la révolution castriste sur le régime de Batista en 1959. 

Une douzaine d'accords. Les deux dirigeants se retrouveront à 17 heures à l'Elysée pour un entretien suivi, une heure plus tard, de la signature d'une douzaine d'accords et d'une déclaration conjointe à la presse. Un "dîner d'Etat" refermera ce sommet franco-cubain. La France, selon l'Elysée, entend s'affirmer à cette occasion comme le "premier partenaire" politique et économique européen de l'île des Caraïbes.

Pernod-Ricard, Accor et Bouygues. Plusieurs grandes entreprises françaises ont investi à Cuba, à commencer par le groupe Pernod-Ricard, qui y produit le Rhum Havana Club, mais aussi Accor dans le tourisme, Bouygues dans le bâtiment et la construction, Alcatel-Lucent dans les télécommunications et Total et Alstom dans l'énergie. Mais, avec un volume de quelque 180 millions d'euros annuels, les échanges commerciaux restent à un niveau très faible. La France entend renforcer la présence de ses entreprises dans un pays qui s'ouvre progressivement à l'économie de marché.