Rassemblement national : "Ça ne va pas se passer comme ça", menace le propriétaire du nom

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Interrogé sur Europe 1 lundi matin, Igor Kurek, qui dit avoir déposé il y a plusieurs années le nom "Rassemblement national", est prêt à défier Marine Le Pen en justice.

INTERVIEW

Si elle entend asseoir les fondamentaux du Front national, Marine Le Pen se borne à liquider le nom, pour lui substituer un "Rassemblement national". C'est ce qu'elle a annoncé dimanche, en clôture du congrès du FN à Lille. Or, un certain Igor Kurek, ancien proche de Charles Pasqua, affirme avoir déjà déposé ce nom auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi). 

"Ils n'ont pas d'antériorité". Invité de la Matinale d'Europe 1 lundi, Gilbert Collard, membre du bureau politique du parti, a assuré : "On a l'antériorité de dépôt." Au micro d'Europe 1, l'intéressé a démenti en bloc l'affirmation du député du Gard. "Il peut dire ce dire ce qu'il veut, Gilbert. La loi des marques, c'est la loi des marques. Ils n'ont pas d'antériorité sur le nom 'Rassemblement national'", a déclaré Igor Kurek. 

Une bataille judiciaire en vue. À la tête d'un mouvement souverainiste, l'homme compte présenter des listes aux municipales de 2020 sous le nom de "Rassemblement national". Alors il ne compte absolument pas céder ce nom au FN. "Aujourd'hui, Marine Le Pen a fait, une fois de plus, une erreur de débutante. Elle fait comme ils font d'habitude : 'Salut, c'est nous. On vient, on s'installe, c'est notre boulangerie et on prend tout'", s'est agacé Igor Kurek, qui menace : "Ça ne va pas se passer comme ça. On entrera en justice, il n'y a pas de problème". Et d'ajouter, ironique : "Maintenant, comment va-t-elle se débrouiller avec ses militants pour leur expliquer que ce n'est pas possible ? S'ils avaient eu la politesse de m'appeler, je leur aurais dit gentiment de s'appeler autrement."

"Je suis gaulliste, pas d'extrême droite". Surtout, Igor Kurek entend marquer son opposition de fond au Front national. "Je suis quelqu'un de droite pasquaienne. Je suis gaulliste, mais je ne suis pas d'extrême droite", a-t-il assuré.