Rama Yade : "un coup sur la tête"

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Rama Yade : "un coup sur la tête"
Rama Yade a quitté l'UMP pour miser sur le plus centriste Jean-Louis Borloo.. mais ce dernier a renoncé à se présenter à l'élection présidentielle.@ MAXPPP
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Partie de l’UMP pour rejoindre Borloo, l’abandon de son nouveau mentor la prend au dépourvu.

"C’est vrai que nous avons reçu un coup sur la tête". Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade ne cache pas sa déception après que Jean-Louis Borloo a renoncé à se lancer dans l’élection présidentielle.

"J’ai eu un moment de surprise et de déception. Mais je n’en veux pas du tout à Jean-Louis parce que j’ai compris et respecte sa décision. Je ne doute pas un instant qu’il était sincère pendant tous ces mois et que quelque chose l’a empêché d’aller plus loin", poursuit Rama Yade, en évoquant à demi-mot de probables pressions à l’encontre de Jean-Louis Borloo.

"Je regrette qu’on ait privé le pays d’une telle voix! Jean-Louis Borloo a tout compris des transformations de la société française, ce qui n’est pas le cas de l’UMP, comme le prouve la perte du Sénat, ni celui du PS qui a définitivement renoncé à changer la vie.

Ce retrait n’est pas synonyme d’un ralliement à l’UMP

La déception est d’autant plus grande que Rama Yade a quitté le gouvernement puis l’UMP pour rejoindre l’ancien maire de Valenciennes et l’accompagner dans la course à la présidentielle.

Le renoncement de Jean-Louis Borloo annonce-t-il son retour à l’UMP ?  Cette annonce "ne signifie pas un quelconque ralliement", répond-elle, avant d’ajouter : "pour l'instant, aucun candidat ne (la) satisfait". Et Rama Yade d’ajouter : "nous déciderons qui nous soutiendrons ou pas, au mois de janvier, lors d'un congrès du Parti radical".

Tout rapprochement avec Bayrou exclu

Son transfert vers le centre de l’échiquier politique ne la mènera en tout cas pas vers le MoDem de François Bayrou. "Je ne me reconnais pas du tout dans la stratégie indéfinie" du centriste, déclare-t-elle, avant d’ajouter : "le matin, dit-elle, il parle avec la gauche, l'après-midi avec la droite, il est partout et nulle part".