Rafle du Vel' d'Hiv : Emmanuel Macron demande à Marine Le Pen de "laisser le général de Gaulle tranquille"

  • A
  • A
Rafle du Vel' d'Hiv : Emmanuel Macron demande à Marine Le Pen de "laisser le général de Gaulle tranquille"
@ Capture d'écran France 2
Partagez sur :

Le candidat d'En Marche ! est revenu sur les propos polémiques de son adversaire sur la rafle du Vel' d'Hiv lors du débat de l'entre-deux-tours, mercredi soir. 

Le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle a été le théâtre de nombreux vifs échanges entre les deux finalistes du scrutin, mercredi soir. Après la vente de SFR et les solutions pour les salariés de Whirlpool, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont écharpés sur la question des mémoires, et notamment celle de la rafle du Vel' d'Hiv, au cours de laquelle plus de 13.000 Juifs ont été arrêtés en 1942 à Paris.

"Regarder notre passé en face". "Vous avez insulté beaucoup de Françaises et de Français lorsque vous êtes revenue sur (...) les propos courageux qu'avait tenus Jacques Chirac en 1995 et la responsabilité de l'Etat Français", a attaqué Emmanuel Macron, faisant référence à des propos tenus par son adversaire début avril. "Ce sont bien des policiers français qui sont alors allés chercher des Juifs. C'est la réalité et c'est un crime contre l'humanité. Je suis pour regarder notre passé en face, y compris dans les pages les plus sombres, pour dire la vérité que nous devons à nos concitoyens", a martelé le candidat d'En Marche!. 



"C'est faux sur le plan historique". "On ne va pas avoir un débat juridique sur la rafle du Vel' d'Hiv", a répondu Marine Le Pen. "Moi je considère que la France était à Londres, j'ai cette opinion qu'avait le général de Gaulle, qu'avait François Mitterrand, qu'a encore aujourd'hui monsieur Chevènement. Il s'agissait en l’occurrence du régime de Vichy, qui était responsable", a-t-elle déroulé. "Laissez le général de Gaulle tranquille !", l'a interrompue Emmanuel Macron. "C'est faux sur le plan historique, c'est faux sur le plan politique, et Jacques Chirac l'a reconnu", a-t-il asséné. Et son adversaire de conclure : "On n'est pas obligé de se mettre à la vision de Jacques Chirac. Tout ce qui vise à alléger la responsabilité du régime de Vichy est à mon sens malvenu."