Qui sont les nouveaux eurodéputés français ?

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Qui sont les nouveaux eurodéputés français ?
@ Reuters
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PROFIL - Majoritairement des hommes, plus de la moitié d’entre-eux n’avaient pas de mandat avant cette élection.

Au lendemain des élections européennes qui ont consacré le FN "premier parti de France", on en sait un peu plus sur le profil type de nos eurodéputés et la répartition des 74 sièges français à Strasbourg.

Un tiers pour le FN. Le parti de Marine Le Pen, en tête dans cinq des huit circonscriptions, se taille la part du lion avec 24 sièges, devant l'UMP (20) et le PS (13). L'UDI obtient 7 sièges, Europe Ecologie/Les Verts 6 et le Front de gauche 3. Le dernier siège va à un DVG élu outre-mer. Parmi les 13 sièges du PS, un va en fait au PRG, qui avait présenté partout des listes communes avec les socialistes.



L'eurodéputé est un homme de 53 ans novice à ce niveau. Le scrutin montre que le jeu des placements a largement favorisé les hommes qui représentent 57% des élus, malgré des listes paritaires. Les partis les plus inégalitaires sont le PS et le Front de gauche qui comptent deux fois plus d'hommes élus que de femmes. En moyenne, les eurodéputés français ont 53 ans et plus de la moitié n'avaient pas de mandat avec le scrutin européen.

Les personnalités élues. Parmi les élus français de ce scrutin, citons en vrac Aymerick Chauprade, Bruno Gollnisch, Florian Philippot, Marine et Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Marie-Christine Arnautu pour le FN, Alain Lamassoure, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano, Rachida Dati ou Renaud Muselier pour l'UMP. Edouard Martin, Isabelle Thomas, Pervenche Beres et l'ancien ministre Vincent Peillon ont réussi à gagner un siège malgré la débâcle socialiste. Notons également les présence de Yannick Jadot, Pascal Durand et José Bové pour EELV, Jean-Marie Cavada et Marielle de Sarnez pour le Centre et Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche.

Europe1.fr vous présente les hommes et les femmes qui participeront à l’action de la France au niveau européen :

Le PPE réclame la victoire. Au niveau européen, outre le "séisme" extrémiste dans plusieurs pays, c'est le PPE, Parti populaire européen, qui semble tenir la corde pour prendre la présidence de la Commission européenne. Les tractations pourraient durer jusqu'à mi-juin et consacrer Jean-Claude Juncker. Même s'il est en pole position, l'ancien Premier ministre luxembourgeois devra commencer par être choisi par les vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement, qui se retrouveront mardi à Bruxelles pour tirer les conclusions du scrutin. Il lui faudra ensuite obtenir l'aval de la majorité des parlementaires européens, soit 376 voix sur 751.

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