Quand Sarkozy parle de "musulmans d'apparence"

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Quand Sarkozy parle de "musulmans d'apparence"
Sur France Info, Sarkozy évoque les "musulmans d'apparence"@ CAPTURE ECRAN M6
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Du PCF au PS, la gauche dénonce "l'expression clairement raciste" du président-candidat.

"Les amalgames n'ont aucun sens, je rappelle que deux de nos soldats étaient... comment dire... musulmans, en tout cas d'apparence, puisque l'un était catholique, mais d'apparence. Comme l'on dit : la diversité visible". Lundi matin sur France Info, le président-candidat Nicolas Sarkozy a qualifié "de musulmans en tout cas d'apparence" deux des trois soldats tués par Mohamed Merah les 11 et 15 mars, provoquant immédiatement un tollé à gauche. 

"Comme l'on dit : la diversité visible"

"Cette expression ["musulmans d'apparence"], en plus d'être d'une bêtise insondable, est clairement raciste !",a dénoncé quelques heures plus tard le PCF, évoquant une "inadmissible provocation".

Comment le président de la République arrive-t-il à confondre, si ce n'est en le faisant volontairement, affaire de foi et couleur de peau ?", s'est interrogé le Parti communiste, avant d'asséner : "Au moment où Marine Le Pen (...) cherche à exciter les plus bas instincts d'une opinion publique ébranlée par la terrible tuerie de Toulouse et Montauban, Nicolas Sarkozy a le devoir d'éviter de se rouler dans la même fange que la candidate FN".

"Tous des musulmans d'apparence"

Le 22 avril, date du premier tour du scrutin, "nous serons tous des musulmans d'apparence", a renchéri le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon sur le site Twitter. 



"Quand Nicolas Sarkozy va-t-il s'arrêter ?", s'est, pour sa part, interrogée la patronne d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) Cécile Duflot. 



Un "amalgame" pour le camp Hollande 

Et le Parti socialiste d'enfoncer le clou. En une phrase, le candidat de l'UMP "a fait voler en éclat l'idée d'éviter les amalgames", a fustigé Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration dans l'équipe de campagne de François Hollande.