Quand l’UMP peine à faire adopter le budget de la Sécu

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Quand l’UMP peine à faire adopter le budget de la Sécu
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A deux reprises, mercredi, l’UMP s’est retrouvé en difficulté lors de l’examen du projet de Budget 2010 de la Sécu.

Les députés UMP de l’Assemblée ne veulent pas être des godillots : à deux reprises, mercredi, ils ont manifesté leur opposition au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2010.

L’alerte la plus sérieuse est venue de la commission des Finances : en début d’après-midi, l'UMP n'est pas parvenue à y réunir une majorité lorsque celle-ci, saisie pour avis, a examiné le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) : quatre députés ont voté pour, quatre députés ont voté contre, tandis que la rapporteur du projet, l’UMP Marie-Anne Montchamp (photo) s’abstenait.

Le PLFSS est "insuffisant" et "met en lumière les limites du système et l'insoutenabilité des déficits dès 2010", s’est justifiée la députée, qui s’était déjà fait remarquer la semaine dernière en demandant une révision de l’assiette du bouclier fiscal, alors que Nicolas Sarkozy refuse catégoriquement de toucher à cette mesure.

Un peu plus tard dans la journée, c’est cette fois devant la commission des Affaires sociales, saisie au fond, que les difficultés sont apparues : certes, les parlementaires ont cette fois adopté le PLFSS. Mais dans une version minimale : plusieurs amendements controversés, dont celui du patron des députés UMP, Jean-François Copé, qui prévoit de taxer les indemnités versées pour accident du travail, n’ont pas été présentés.

Décryptage : sans doute "refroidi" par les difficultés rencontrées plus tôt devant les parlementaires de la commission des Finances, le groupe UMP a préféré joué la carte de la sécurité.

D’autant que, sur le fond, le gouvernement ne s’inquiète pas franchement : comme l’a martelé François Fillon, lors d’une visite à la Fiac, au Grand Palais, mercredi soir, "le Parlement votera le projet de financement de la sécurité sociale".

L'examen du PLFSS dans l’hémicycle est prévu à partir du 27 octobre, avec un vote le mercredi 3 novembre : les éventuels amendements qui n’auraient pas été adopté avant cette date pourront encore être défendu directement en séance publique, au cours du débat.