Propos sur les fonctionnaires : Le Pen explique parler des violations de l'instruction

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Propos sur les fonctionnaires : Le Pen explique parler des violations de l'instruction
Marine Le Pen avait mis en garde les fonctionnaires permettant des fuites dans les instructions judiciaires en cours.@ AFP
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Marine Le Pen a expliqué que ses propos controversés sur les dérives judiciaires auxquelles pouvaient participer certains fonctionnaires visaient les violations du secret de l'instruction dans les enquêtes en cours.

Marine Le Pen a dit lundi sur franceinfo que ses propos critiqués, selon lesquels elle demandait aux fonctionnaires d'éviter "des dérives", visaient les violations du secret de l'instruction dans les enquêtes en cours, par exemple celle sur François Fillon.

Marine Le Pen fustige les violations du secret de l'instruction. Après qu'on lui a demandé quels comportements illégaux elle visait, la candidate FN à la présidentielle a répondu : "Ouvrez le journal le matin. Vous verrez l'intégralité des procès verbaux d'enquête ou d'instruction qui s'y retrouvent".

"C'est pas une violation de la loi ça ? Ca s'appelle une violation du secret de l'instruction" a-t-elle argué. Marine Le Pen et son parti font l'objet de plusieurs enquêtes : sur le financement des campagnes en 2012, sur l'emploi d'assistants parlementaires européens et sur son patrimoine. "Dix-neuf procès verbaux de François Fillon qui se sont trouvés dans Le JDD, est-ce que là ce n'est pas une violation de la loi ? Est-ce que tous les citoyens attachés à l'État de droit ne devraient pas en appeler au respect de la loi ?", a encore demandé l'eurodéputée.

Des méthodes "totalement illégales". En meeting à Nantes le 26 février, Marine Le Pen avait affirmé : "Je veux dire publiquement ici aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d'utiliser les pouvoirs d'État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, des cabales, de se garder de participer à de telles dérives car elles sont totalement illégales". "C'est quand même inouï que moi qui défend l'État de droit, je me retrouve accusée en réalité de réclamer le respect de la loi. Je trouve ça fou, mais ça en dit long sur la déliquescence de l'esprit public", a répliqué Marine Le Pen lundi. "Ceux qui ne commettent pas d'illégalité ne se sont pas du tout sentis visés", a-t-elle conclu.