Primaire LR : le plaidoyer de Juppé pour les entreprises

  • A
  • A
Primaire LR : le plaidoyer de Juppé pour les entreprises
Primaire LR : plaidoyer d'Alain Juppé pour les entreprises (image d'illustration)@ GEORGES GOBET / AFP
Partagez sur :

Le candidat à la primaire Les Républicains pour 2017 souhaite alléger la fiscalité des PME, repasser aux 39 heures et supprimer l'ISF. 

Alain Juppé, candidat à la primaire Les Républicains pour 2017, l'a déjà dit mais il le répète ce dimanche : il veut supprimer l'impôt sur le revenu (ISF) pour favoriser l'investissement des particuliers dans les entreprises, alléger la fiscalité des société et repasser -au cas par cas-, aux 39 heures. 

PME. Visant le gouvernement, précisant son programme, il a martelé concernant le temps de travail : "Si vous vous bornez à dire 'négociez', il ne se passera rien ! Moi je propose que l'on porte la durée légale du travail de 35 à 39 heures en cas de non-accord au sein de l'entreprise. Cela serait une puissante incitation", promet l'ex-Premier ministre, qui souhaite accompagner cette mesure d'un allègement de la fiscalité sociale -surtout pour les PME-, dans le but de ramener ces taxes "au niveau européen". Soulignant la nécessité de réorienter l'épargne vers le financement des entreprises, Alain Juppé a prôné l'abrogation de l'ISF.

"Des ruptures, des ruptures partout". Le candidat a par ailleurs choisi d'aborder le thème carcéral. Il a fait part de son souhait de créer des places au lieu de "laisser les délinquants dehors en imaginant des peines de substitution". Le candidat à la primaire des Républicains a également promis, en cas de victoire, de sanctuariser le budget de la Défense. 

"Mon adversaire, ce n'est pas Nicolas Sarkozy, c'est le pouvoir actuel qui conduit le pays dans le mur et c'est le Front national", a-t-il déclaré, promettant "des ruptures partout. On attend des ruptures. C'est le maître mot", plaide-t-il. 

"Livre programmatique". Alain Juppé a par ailleurs publié en août un livre programmatique sur l'école : Mes chemins pour l'école. L'occasion pour lui d'une tournée médiatique pour parler d'Education, mais aussi de lui. L'ex-Premier ministre avait fait son mea culpa, notamment concernant sa réforme des régimes spéciaux de retraite en 1995. "J'ai changé", promettait-il.