Primaire : Emmanuelli apporte son soutien à Hamon, "le plus à gauche" du PS

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Primaire : Emmanuelli apporte son soutien à Hamon, "le plus à gauche" du PS
Henri Emmanuelli est le cofondateur du courant "Un monde d'avance" avec Benoît Hamon.@ NICOLAS TUCAT / AFP
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Henri Emmanuelli a apporté son soutien à Benoît Hamon mardi, estimant que l'ancien secrétaire d'État était le candidat le "plus à gauche" de la primaire.

L'ancien Premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli a apporté mardi son soutien à Benoît Hamon dans la primaire organisée par son parti, le jugeant "le plus à gauche" parmi les socialistes, tout en émettant des réserves sur son projet de revenu universel.  "Je choisis Benoît Hamon car il est le plus à gauche de ce parti", a dit le député et président du Conseil départemental des Landes dans une courte déclaration à une journaliste de Sud-Ouest.

Cofondateur du mouvement "un monde d'avance". Une déclaration sans surprise, étant donné qu'Henri Emmanuelli est le cofondateur du courant "Un monde d'avance" avec Benoît Hamon. L'ancien Premier secrétaire du PS a toutefois souligné n'être "pas du tout d'accord avec son projet de revenu universel", qu'il juge "déresponsabilisant". Henri Emmanuelli a également rappelé qu'il était "opposé aux primaires ouvertes", "une déviation de la démocratie d'opinion", selon lui.

Un mentor politique ? Lors d'un meeting lundi soir à Mugron, dans les Lande, au cœur de la circonscription d'Henri Emmanuelli, Benoît Hamon avait indiqué aux journalistes s'être entretenu dans la journée avec lui par téléphone, se refusant toutefois à dévoiler la teneur de leur discussion. "C'est une personne qui a beaucoup compté dans mon histoire politique", a affirmé le candidat, soulignant son "influence bienveillante". "On a parlé de manière amicale ", "il n'était pas très content sur deux ou trois petites choses", a-t-il lancé à la tribune.

Désaccord sur l'attitude de Benoît Hamon cet été. Cet été, Henri Emmanuelli, poids lourd de l'aile gauche du PS, avait pourtant jugé "irresponsables" Benoît Hamon et Arnaud Montebourg pour avoir décidé de se présenter à la présidentielle alors que François Hollande, en président sortant, pouvait encore être candidat.