Primaire de la gauche : la participation en forte hausse, avec 1.306.852 votants à 17h

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Primaire de la gauche : la participation en forte hausse, avec 1.306.852 votants à 17h
Les organisateurs espèrent attirer une mobilisation supérieure à celle du premier tour.
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Les sympathisants de gauche retrouvent les urnes dimanche pour désigner un candidat à l'élection présidentielle : Benoît Hamon ou Manuel Valls.

L'ESSENTIEL

Manuel Valls ou Benoît Hamon ? Il n'en reste plus que deux en course pour représenter le Parti socialiste (et ses partenaires de la Belle Alliance populaire) à l'élection présidentielle. Après une dernière semaine tendue et riche en polémiques, l'ex-Premier ministre et son ancien ministre de l'Éducation nationale se retrouvent ce dimanche face au verdict des urnes pour le second tour de la primaire de la gauche. Le point final d'un duel musclé.

Les infos à retenir :

A midi, 567.563 votants s'étaient rendus aux urnes, une participation "en hausse de 21%"

Les bureaux de vote ont ouvert à 9h et fermeront à 19h

Benoît Hamon et Manuel Valls ont tous les deux voté vers 11h

17h55 : Une journaliste a pu voter quatre fois à Paris. Alors qu'elle avait voté deux fois au premier tour, une journaliste de BuzzFeed a cette fois pu voter à quatre reprises dans plusieurs bureaux de Paris, sans que des assesseurs ne lui demandent un justificatif. Un problème reconnu par Emmanuel Grégoire, premier secrétaire de la fédération PS de parti, contacté par le site : "On assiste à un contournement de la règle de l’organisation du scrutin qui est l’obligation de présenter un justificatif. (...) En tout cas, je le regrette et j’ose espérer que c’est très marginal et j’en suis convaincu."

Au micro d'Europe 1, le président du Comité d'organisation de la primaire, Christophe Borgel, a pesté contre ces tentatives de vote multiple de la part de journalistes : "Cela s’appelle tricher ! Et c’est un drôle d’état d’esprit. Cet aléa, qui permet à quelqu’un qui a déménagé de voter dans son bureau de vote d‘origine et dans le nouveau, est un aléa qui existe dans chaque élection."

17 heures : La participation en hausse. Alors qu'elle était d'un million de personnes sur 70% des bureaux de vote à 17 heures, pour le premier tour, la participation s'élève à 1.306.852 votants à la même heure, pour le second tour, sur 75% des bureaux. Il s'agit d'une hausse de 22,8%.

16h30 : "Les primaires ne font pas partie de la République". Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel et de l'Assemblée nationale, invité dans l'émission C'est arrivé demain, n'a jamais été très fan de l'exercice de la primaire, et il ne s'en cache pas : "Les primaires ne font pas partie de la République. Je parle des grands acteurs de la République - Clemenceau, de Gaulle, Mitterrand, Jaurès - je parle des institutions".

Il rappelle d'ailleurs avoir "toujours pris position contre le principe des primaires. Cela tend à faire une sélection par les partis politiques. Toute la Ve République et la volonté du général de Gaulle en 1958 est d'arracher la désignation des présidents de la République aux partis politiques."

15h45 : Hamon numéro 1 sur internet. Le favori du second tour était le candidat le plus recherché sur Google, entre 8h et 14h, dimanche, et très largement, comme en témoigne le graphique ci-dessous. Par ailleurs, l’intensité des recherches sur Benoît Hamon a été constamment supérieure à celle des recherches sur Manuel Valls depuis le dernier débat, mercredi.

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14h : Le "Titanic Hollandais". François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a glissé un petit mot sur le PS dimanche, dans un entretien au JDD. Sa vision du parti qui organise la primaire de la gauche ? "Un équipage de naufragés du Titanic hollandais qui viennent de s’entre-dévorer sur le radeau de la Méduse de la primaire".

13h10 : Une participation en hausse Les premières estimations de la participation sont tombées vers 13h10. A midi, 567.563 votants s'étaient rendus aux urnes, selon un décompte effectué sur 75% des bureaux de vote. Au premier tour, les premiers chiffres à midi donnaient 400.000 votants sur 63% des bureaux de vote. "C'est une augmentation d'un peu plus de 21% par rapport à dimanche dernier", a affirmé Christophe Borgel, le président du comité d'organisation.



12h30 : entre espoir et résignation. "Si je viens voter, c'est aussi pour donner une orientation au Parti socialiste et me prononcer par rapport à la politique qui a été menée ces dernières années", explique un sympathisant socialiste venu voter dans le 11e arrondissement de Paris, au micro de notre reporter. Si ce sympathisant est plutôt optimiste sur le long terme, d'autres sont plus résignés. "De toute façon, ils n'ont aucune chance, ni l'un ni l'autre", assène une électrice. "Le candidat du PS, quel qu'il soit, ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle. La question maintenant, c'est de savoir sur qui vont se reporter ses voix. A mon avis, Emmanuel Macron se frotte les mains en ce moment", renchérit-elle.

>> Ecoutez notre reportage :

11h40 : La participation a doublé chez les Français de l’étranger. Est-ce le signe d’une plus forte participation ? Une première bonne nouvelle pour le PS et ses alliés avant les résultats définitifs ? Selon les informations du Lab, la participation des Français de l’étranger a doublé entre les deux tours de la primaire de la Belle Alliance Populaire.

>> Le Premier ministre aussi s'est déplacé dans la matinée : 



11h15 : Benoît Hamon et Manuel Valls ont voté ! Le gagnant du premier tour a ouvert la marche vers 11h, à Trappes, dans les Yvelines. "Les dés sont jetés", a commenté Benoît Hamon. L'ancien Premier ministre a glissé son bulletin dans une urne à Evry, dans l'Essonne, environ 10 minutes plus tard. 




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Capture d'écran BFMTV


10h40 : Cambadélis et Montebourg ont voté. Le Premier secrétaire du Parti socialiste a dépose son bulletin dans l'urne dimanche matin vers 10h45, au siège du parti à Paris. Quelques minutes plus tard, c'est Arnaud Montebourg qui a voté à Montret, en Saône-et-Loire. Le troisième homme du premier tour avait annoncé voter pour Benoît Hamon. Jean-Christophe Cambadélis ne s'est pas exprimé sur son choix. 



10h30 : "Si c'est Hamon, je ferai sa campagne". Manuel Valls et ses proches semblent décidés à respecter le résultat de la primaire quoi qu'il arrive. "Je ne pourrai pas défendre son programme mais je serai loyal parce qu'il y a des règles pour la primaire, je m'effacerai", a déjà précisé vendredi l'ancien Premier ministre. Dimanche, le sénateur Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, déclare dans le JDD : "si c'est Hamon, je ferai sa campagne". "Je veux jouer avec mes amis un rôle d'équilibre, empêcher la maison de se fissurer", ajoute-t-il, précisant tout de même : "on ne va pas demander à Manuel Valls de se dénaturer".  

10h : le revenu universel au cœur de la campagne. La mesure phare de Benoit Hamon a été au centre de tous les débats lors de cette primaire. Mais sait-on vraiment de quoi le candidat parle ? "Le revenu universel est à géométrie variable. Benoît Hamon nous dit d’abord que tout le monde doit le toucher quelle que soit sa condition. Ensuite il nous dit qu’au départ ça ne va cibler que les 18-25 ans et ne coûter que 45 milliards... Il a été porté dans cette primaire par cette idée, qui pourtant s’est complètement dégonflée au fil des semaines. On ne sait plus vraiment ce que signifie ce terme dans sa bouche", estime dimanche sur Europe 1 Agnès Verdier-Molinié, de l'IFRAP.

"Il ne faut pas balayer le revenu universel d’un revers. Des économistes très sérieux nous disent que demain, la croissance c’est terminé ! Si vous ne voulez pas amputer la compétitivité des entreprises par un temps de travail réduit, il faudra se faire à l’idée de ne travailler au temps partiel par défaut… donc rémunérer le reste avec un complément", rétorque pour sa part Eric Heyer, de l'OFCE.

9h30 : "Le chamboulement a déjà eu lieu". "Le chamboulement principal a déjà eu lieu par le seul fait que Benoît Hamon est devenu le favori, et Manuel Valls le challenger", a commenté dimanche matin Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD et éditorialiste pour Europe 1. "Clairement, les électeurs de gauche sont en train de choisir une gauche bien à gauche, mais avec un projet utopique. Plutôt qu’une gauche moins à gauche avec un projet empirique. Les cartes sont rebattues : si le PS campe sur une ligne à 'gauche toute', l’espace se réduit pour Jean-Luc Mélenchon alors qu’une défaite de Manuel Valls dégage un boulevard pour Emmanuel Macron", analyse l'éditorialiste.

Et de conclure : "Le problème du PS, c’est qu’on voit mal comment va s’organiser la réconciliation après les mots très durs que se sont échangés Valls et Hamon. La gauche est dans la dernière ligne droite, mais c’est une ligne brisée".

9h : Les bureaux de vote ont ouvert ! Les bureaux de vote ont ouvert à 9h en France métropolitaine. Les électeurs ont jusqu'à 19 heures pour faire leur choix. Ils pourront voter dans 7.530 bureaux de vote dans toute la France, à retrouver sur le site de la primaire. Précision de taille : le vote devra se faire dans le bureau habituel et il n'y a pas de procuration possible. Si vous avez fait des démarches pour vous inscrire mais n'avez pas encore de carte d'électeur dans votre commune de résidence, une simple preuve de ces démarches suffit.





8h30 : "Manuel Valls a été très agressif". Invité dimanche matin d'Europe 1, le politologue Jérôme Sainte-Marie voit mal Manuel Valls rattraper son retard. "Manuel Valls n’a pas réellement stabilisé sa campagne entre les deux tours. Il a été très agressif et finalement, il est revenu en arrière sur une partie de ses accusations lors du débat", analyse le président de PollingVox. Et de poursuivre : "Le ton s’est ensuite apaisé mais on n’a pas bien compris pourquoi. Ce n’est pas très cohérent. Je crois que Benoît Hamon, qui a été la révélation du premier tour, est conforté en cette matinée de dimanche".

>> Le mode d'emploi pour voter : 



8h : Des enjeux différents pour les deux finalistes. Manuel Valls, qui ne part pas favori, joue très gros dimanche soir : rien d'autre que son avenir politique. Il y a moins de deux mois, il était encore à Matignon. En cas de défaite, il deviendrait un député de 54 ans, rejeté par son parti.

Pour Benoît Hamon, l'enjeu est tout autre. Il s'agira d'abord pour lui de confirmer son bon score du premier tour. S'il perd, ce sera certes une déception, mais il aura tout de même réussi à créer la surprise de cette primaire et à gagner en aura au sein du PS. S'il gagne, tout l'enjeu pour lui sera de rassembler le maximum de soutiens avant le premier tour de la présidentielle. Et de tenter de se faire une place entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Son objectif dimanche soir, donc : gagner nettement pour créer une dynamique.


hamon valls

© bertrand GUAY / POOL / AFP



7h : Quel soutien pour le vainqueur ? La dernière ligne droite de la campagne, qui a révélé de vives tensions entre les deux candidats, interroge sur la capacité du vainqueur à rassembler. Des députés PS évoquent déjà un "droit de retrait" si Benoît Hamon l'emporte. Des fuites vers Emmanuel Macron sont attendues. L'ancien ministre des Transports Frédéric Cuvilier ne souhaite lui voter pour aucun des deux finalistes. "J'irai voter parce que j'ai des copains qui tiennent les bureaux de vote, mais ce sera pour dire bonjour et pour boire un coup", a-t-il expliqué cette semaine sur Europe 1.


Primaire PS : Cuvillier ne votera "ni pour l’un...par Europe1fr

6h30 : Éviter les cafouillages du 1er tour. La semaine a notamment été marquée par les soupçons de manipulation qui ont accompagné la publication des résultats du premier tour. Le Parti socialiste espère en avoir retenu la leçon en adaptant son dispositif. La salle où remontent les résultats des différents bureaux de vote sera cette accessible à la presse, dans un souci de transparence.

6h : La journée décisive. Manuel Valls et Benoît Hamon ont franchi le premier tour. Un seul transformera l'essai, ce soir, à l'issue du deuxième tour de la primaire organisée par le Parti socialiste. Les quelque 7.500 bureaux de vote mobilisés pour l'occasion seront ouverts de 9h à 19h et il en coutera un euro pour voter. Le scrutin a démarré dès samedi outre-mer.