Primaire de la gauche : Cambadélis appelle Valls et Hamon à la retenue

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Primaire de la gauche : Cambadélis appelle Valls et Hamon à la retenue
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé mercredi Manuel Valls et Benoît Hamon à faire preuve de retenue dans le duel tendu qui les oppose.@ AFP
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À quelques heures du débat qui doit les opposer, le premier secrétaire du Parti socialiste a appelé mercredi les deux candidats à la primaire de la gauche à "faire preuve de retenue", pour préserver l'unité du parti.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé mercredi Manuel Valls et Benoît Hamon à faire preuve de retenue dans le duel tendu qui les oppose pour remporter la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle. Les deux finalistes, qui se retrouvent mercredi soir sur TF1, France 2 et France Inter pour un ultime débat, ont haussé le ton ces derniers jours par médias interposés, usant parfois de termes brutaux.

Réserver les flèches pour la droite. Dans une lettre rendue publique sur Twitter, Jean-Christophe Cambadélis les appelle à préserver l'unité du parti pour ne pas insulter l'avenir tout réservant leurs flèches pour la droite. "Dans ce moment incertain, l'unité est notre bien. Benoît, tu as déclaré que 'tu ne te trompais pas d'ennemis: François Fillon et Marine Le Pen'. Manuel, tu as déclaré que 'tu n'avais pas d'ennemi dans ta famille politique'", écrit le patron des socialistes.



"Je n'ignore rien de ce qui se dit sur les réseaux sociaux au sujet de Manuel ou ce qui fut dit ici ou là pour Benoît. Mais je veux retenir votre double attitude qui, si elle est ferme sur les idées, n'oublie pas qu'il y aura un lendemain", prévient Jean-Christophe Cambadélis.

"Poison" contre "marchand de sable". Arrivé en deuxième position au premier tour de la primaire dimanche dernier, Manuel Valls a notamment accusé son adversaire de faire des propositions de "marchand de sable" et s'est interrogé sur sa conception de la laïcité. Benoît Hamon a reproché pour sa part à l'ancien Premier ministre de distiller du "poison"