Primaire à gauche : dernier meeting mouvementé pour Valls, encore chahuté

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Primaire à gauche : dernier meeting mouvementé pour Valls, encore chahuté
PHILIPPE LOPEZ / AFP
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A deux jours du premier tour de la primaire à gauche, Manuel Valls a connu un dernier meeting mouvementé, vendredi au Trianon à Paris. L'ancien Premier ministre a été interrompu à plusieurs reprises au début de son discours.

Manuel Valls a été une nouvelle fois chahuté. A deux jours du premier tour de la primaire de la gauche (dimanche), l'ancien Premier ministre honorait un dernier meeting au Trianon à Paris, vendredi. Un meeting interrompu une première fois par un homme qui s'est levé en criant : "49-3, on n'oublie pas !"

"On veut me faire mettre un genou à terre dans cette campagne, je suis debout !" Valls, qui s'exprimait devant un millier de personnes, a ensuite été interpellé par des Gabonais sur l'attitude de la France envers le régime d'Ali Bongo. "Moi, je ne dirai jamais à un Gabonais de retourner dans son pays, sa place est ici", a-t-il commenté, en allusion à ce qu'avait pu dire Nicolas Sarkozy il y a quelques mois dans des circonstances semblables. Giflé cette semaine lors d'un déplacement en Bretagne, objet de nombreuses contestations, Manuel Valls connait une campagne émaillée d'incidents. "On veut me faire mettre un genou à terre dans cette campagne, je suis debout !, a malgré tout assuré l'ancien pensionnaire de Matignon. Me mettre un genou à terre, c'est mettre la gauche à terre !"

Benoît Hamon, cible prioritaire. Mais la principale cible de Manuel Valls vendredi soir était bien son concurrent, Benoît Hamon, et son



revenu universel. "Je ne suis pas là pour faire de fausses promesses", a-t-il lancé avant d'ajouter : "Je ne veux pas de ces mirages qui s'évaporent en un instant et qui sèment la désillusion, la rancune, les procès en trahison. (...) Je ne suis pas là pour je ne sais quelle surenchère pour qui serait plus à gauche, plus social, plus généreux, plus moderne. (...) Être de gauche, c'est être indigné et c'est agir. (...) La gauche, elle gagne quand elle est crédible, avec des propositions qui le sont tout autant."

Manuel Valls n'a pas non plus oublié d'égratigner François Fillon, candidat des Républicains à l'élection présidentielle. "Certains à droite lui demandent déjà, déjà, de revoir son programme", insiste-t-il. "Peut-être que mon message ne s'adresse pas qu'à François Fillon", a-t-il lâché dans une nouvelle allusion à Benoît Hamon : "On ne peut pas gagner ou essayer de gagner une primaire sur un projet pour en présenter un autre, ça s'appelle du cynisme."