Primaire à droite : le culte du chef révolu ?

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Daniel Cohn-Bendit se demande pourquoi il y a autant de candidats à la primaire de la droite et du centre pour 2017.

Dix candidats à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017 se sont déjà déclarés… Et certains membres de l’opposition, à l’image de Nicolas Sarkozy, n’ont pas encore officialisé leurs ambitions.

Le signe d'une évolution de la droite. Au-delà de l’anecdote, cette multitude de prétendants est le signe d’une transformation de la droite. "Il est fini le temps de l’homme providentiel", constate le chroniqueur Daniel Cohn-Bendit, mercredi, dans la Matinale d’Europe 1. Selon l’ancien eurodéputé écologiste, qui plaide pour une primaire à gauche, "on peut en rire ou dire que c’est le signe de la modernité". L’époque du général De Gaulle, qui fut longtemps le chef incontesté de la droite, est bel et bien révolue. "Il doit se retourner dans sa tombe", sourit "Dany".

NKM "déplace le curseur". Daniel Cohn-Bendit suit avec intérêt Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a confirmé sa candidature mardi : "Elle déplace le curseur idéologique de la droite traditionnelle. C’est une libérale centriste. Elle refuse le côté le plus réactionnaire de la droite et veut imposer un débat de fond." Mais "NKM", comme bon nombre de candidats importants, a été ministre pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le chroniqueur s’en amuse : "Ils vont devoir s’expliquer sur leur passé, sur leur histoire… Et ça, ça va être intéressant !"