Présidentielle : pour Pierre Gattaz, les candidats ne parlent pas assez de l'Afrique

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Présidentielle : pour Pierre Gattaz, les candidats ne parlent pas assez de l'Afrique
@ ERIC PIERMONT / AFP
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Le président du Medef estime que les candidats à l'élection présidentielle ne parlent pas suffisamment de l'Afrique, qui doit selon lui être l' "une des priorités de la France".

Le président du Medef, Pierre Gattaz, estime que les candidats à l'élection présidentielle ne parlent pas suffisamment de l'Afrique, qui doit selon lui être l'"une des priorités de la France" car des opportunités de marchés y existent pour les entreprises françaises.

"Ce qu'on (le Medef, ndlr) essaie d'accomplir, c'est de faire monter le développement africain dans les priorités de chacun des candidats. (...) Je trouve qu'on ne parle pas assez de l'Afrique dans l'élection présidentielle française, pour moi ça doit être une des priorités, je ne dirais pas la priorité, mais une des priorités de la France", a déclaré Pierre Gattaz samedi, à l'antenne de la radio RFI. "Il faut remettre l'entreprise au centre du village, le village étant soit français soit africain", a-t-il ajouté, affirmant qu'"il faut juste que le continent africain revienne dans le radar des priorités de nos politiques".

Accompagner "le développement africain". Le patron du Medef a encore affirmé qu' "il faut considérer ce développement économique comme un développement économique formidable, une opportunité d'abord pour les Africains, et ensuite je dis que la France, mais la France dans l'Europe, peut jouer un rôle pour accompagner ce développement africain, mais avec un objectif, de créer de l'emploi". En effet, "lorsque vous créez des emplois en Afrique, vous créez de l'emploi en France", a-t-il ajouté.

"Un marché extrêmement dynamique". "L'Afrique, il faut la voir comme un marché extrêmement dynamique, un marché du futur, où il y a beaucoup de choses à apporter, et encore une fois il faut le faire avec des investissement locaux, avec de l'apport de technologies", a détaillé Pierre Gattaz.

"Il faut qu'on recrée une industrie africaine, (...) monter dans la valeur ajoutée de la transformation des matières premières sur place, qu'elles soient agricoles, minières, etc.", a-t-il souligné, ajoutant : "Il y a un formidable potentiel de ressources naturelles, et je pense qu'un des axes de développement fort et plus simple, c'est (...) de faire des transformations de produits, localement, de plus en plus".