Présidentielle : ces députés socialistes tentés par Macron

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Porté par les sondages, Emmanuel Macron continue d'attirer des députés socialistes, inquiets de la faiblesse de leur score potentiel à la présidentielle.

Les députés socialistes ont le moral dans les chaussettes. Alors que le premier tour de la primaire n'a pas encore eu lieu, ils pensent déjà tous à l'après, qui verra le candidat socialiste ferrailler contre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à gauche. Et pour de nombreux parlementaires PS, les discussions avec ce dernier s'imposent après le 29 janvier. "Il y a une nécessité de rassembler tous les progressistes, assure Patrick Mennucci, député des Bouches-du-Rhône. Il faudra tous faire les efforts, les uns et les autres".

"Camp du progrès". Pour Eduardo Rihan-Cypel, député de Seine-et-Marne, "Emmanuel Macron appartient au camp du progrès. Il faut arrêter de croire que c'est l'ennemi et qu'il faut tirer à vue sur lui." L'élu francilien, soutien de Vincent Peillon, est loin de repousser un rapprochement avec le leader d'En Marche !, comme il le déclarait au Figaro : "Ça ne me gênerait pas de gagner l’élection présidentielle, avec celui qui sera en situation et je souhaite que le candidat issu de la primaire soit celui-là, qui permette d’avoir une dynamique".

Pas de place pour deux ? Chez les députés moins connus, le discours est encore plus direct. Députée de Seine-Saint-Denis, Elisabeth Pochon évoque même la nécessité d'un désistement socialiste au profit d'Emmanuel Macron si son avance se confirme dans les semaines à venir. "Je ne crois pas qu'il y ait de place pour deux, affirme-t-elle. On sait tous que s'il n'y a pas un seul candidat pour la gauche, ce sera difficile. Oui, la question se pose entre nous, ce serait hypocrite de ne pas le dire. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs".

La question de la mobilisation. Le seul espoir des socialistes réside dans la mobilisation pour cette primaire. "Si des millions de Français viennent voter à la primaire dimanche 22 et 29 janvier et désigner notre candidat, on n'entendra plus parler de la question d'un désistement pour Emmanuel Macron", résume un député. Désigné dans dix jours, le candidat socialiste aura tout le mal du monde à rassembler les siens.