Présidence LR : Valérie Pécresse "ne soutiendra aucun candidat"

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Invitée du "Grand rendez-vous", dimanche, sur Europe 1, la présidente LR de la région Île-de-France a dénoncé l'"autoritarisme un peu puéril" de Laurent Wauquiez, s'inquiétant du "risque de rétrécissement" de la droite. 

INTERVIEW

L'élection du futur président du parti Les Républicains, en décembre, laisse peu de place au suspense, Laurent Wauquiez faisant figure d'immense favori face à ses deux seuls adversaires, Florence Portelli et Maël de Calan. Invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Les Échos-CNEWS, dimanche, Valérie Pécresse n'a pas apporté son soutien au président de la région Auvergne Rhône-Alpes, tout en justifiant son choix de ne pas s'être présentée face à lui. 

"Deux lignes qui se sont montrées". "Je pars du principe qu'une droite qui se rétrécit perdra la bataille de la crédibilité et perdra les élections", a martelé la présidente LR de la région Île-de-France. "Le moment crucial, ça a été le second tour de l'élection présidentielle, il y a ceux qui ont choisi (Emmanuel) Macron et ceux qui n'ont pas choisi Macron. Il y a deux lignes qui se sont montrées. Ou on les rassemble et on arrive à les faire cohabiter, ou on perd la bataille de la crédibilité." Et d'ajouter : "Il faut que la diversité puisse vivre, c'est pour cela que j'ai créé Libres! (son mouvement politique lancé en septembre, ndlr).

"Autoritarisme un peu puéril". Interrogée sur les propos de Laurent Wauquiez, qui avait déclaré en octobre "soit on est candidat, soit on se tait", Valérie Pécresse a également dénoncé "un autoritarisme un peu puéril". "Celui qui me fera taire n'est pas encore né", a répondu l'élue, jugeant qu'une famille politique était "un endroit où on peut s'exprimer librement, pas une dictature." Pourquoi, alors, ne pas s'être présentée face au président de région ? "Parce que j'ai pris un engagement auprès de mes électeurs en Île-de-France", a affirmé Valérie Pécresse, ajoutant que le scrutin interne de son parti était "prématuré". "Je vais voter à cette élection, parce que je suis profondément membre de cette famille Les Républicains", a-t-elle insisté. "Mais je ne soutiendrai aucun candidat."