Présidence des Républicains : une campagne qui exacerbe les divisions

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La campagne pour la présidence des Républicains s’accélère. Mais Laurent Wauquiez, déjà donné gagnant face aux autres candidatures, s'agace de ne pas voir certains poids-lourds du parti ne pas s'engager.

Laurent Wauquiez était dimanche au mont Mézenc avec à ses côtés Virginie Calmels, adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux. Au même moment un nouveau candidat se déclarait à la présidence du parti : Julien Aubert député du Vaucluse qui rejoint dans la course Daniel Fasquelle, Florence Portelli, et Laurence Sailliet en attendant peut-être la candidature du juppéiste Maël de Calan. De quoi donner l'image d'une droite très éclatée.

Une unité en trompe-l’œil.L’ascension du mont Mézenc par Laurent Wauquiez au côté de Virginie Calmels, c’est, en apparence, l’image du rassemblement dont le candidat avait besoin. Mais une apparence seulement, qui cache en vérité une famille divisée. Virginie Calmels, qui avait soutenu le maire de Bordeaux pendant la primaire, n’amène pas les juppéistes avec elle. Beaucoup restent hostiles à la ligne à très à droite du président d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Une droitisation qui agace. Les constructifs pro-Macron sont prêts à claquer la porte du parti, quand Xavier Bertrand et Valérie Pécresse mettent aussi en garde contre une radicalisation des Républicains. Cinquante nuances de droite donc, et qui ont de plus en plus de mal à cohabiter. Laurent Wauquiez, archi-favori de cette élection, a pourtant assuré dimanche que "la diversité de parole sera respectée", car il n’a "pas besoin de clones". Mais cela ne l’empêche pas de toiser ceux qui n’osent pas se présenter contre lui, à savoir Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. "Je vois bien tous ceux qui se préservent, tous ceux qui commentent, qui critiquent au lieu de s'engager", a-t-il lancé.

"La survie de la droite". Un tacle qui rappelle que derrière la question de la ligne politique se cachent aussi les ambitions de chacun. Laurent Wauquiez a néanmoins tenu à rassurer ses rivaux : "Ce n’est pas la présidentielle qui se joue, mais la survie de la droite, s’ils ne le comprennent pas, il n’y a pas de destin ni pour eux ni pour moi", confie-t-il.