Pour Hollande, "l'abstention est le risque"

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Pour Hollande, "l'abstention est le risque"
@ REUTERS
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En visite sur l’île de la Réunion, le candidat PS a appelé à "voter utile" dès le premier tour.

François Hollande connait les dangers qui guettent les candidats des grandes formations politiques : l’abstention et la dispersion de voix au profit des "petits" candidats. Lors de sa visite-marathon dimanche à La Réunion, le candidat socialiste a donc exhorté à voter dès le premier tour de la présidentielle, car "l'abstention est le risque", puis il a appelé au "rassemblement de toute la gauche réunionnaise" pour gagner contre Nicolas Sarkozy.

"Si l'abstention est forte…"

A trois semaines du premier tour, François Hollande a assuré que "bien plus que la dispersion, c'est l'abstention qui est le risque dans cette élection présidentielle". "Rien n'est joué par rapport au premier tour, parce qu'il y a encore de la volatilité", "parce que si l'abstention est forte, tous les sondages sont démentis, je dis bien tous", a-t-il pronostiqué.

"On est tout près de l'instant décisif. C'est dans ces trois dernières semaines que tout va se cristalliser", a-t-il martelé, avant de lancer : "je vous demande de venir dès le 22 avril voter".

Pour mobiliser les électeurs, l’élu de Corrèze a donc mis les bouchées doubles, tenant quatre meetings en 24 heures samedi midi à Mayotte, le soir à Saint-Denis-de la Réunion, puis dimanche matin, à Saint-Louis dans un fief du Parti communiste réunionnais et à la mi-journée, à Saint-Joseph dans celui du socialiste Patrick Lebreton.

Un défi, rassembler la gauche

Outre l’abstention, le candidat socialiste a insisté sur le "rassemblement de la gauche réunionnaise", un sujet d’autant plus d’actualité que le Parti communiste réunionnais avait boudé un de ses meetings.

"Je prends la gauche réunionnaise dans l'état où elle est, à la fois forte et en même temps multiple au sein du PS et du PCR. Forcer tout le monde à venir au même endroit au même moment, ce n'était pas la bonne solution", a-t-il déminé, en se gardant bien d’attaquer Jean-Luc Mélenchon.

Puis François Hollande a loué la stratégie des dirigeants du PCR, qui "ont eu cette intelligence, cette lucidité, ce sens de la responsabilité de comprendre que c'était au premier tour qu'allait s'engager le mouvement qui allait permettre de gagner, de battre celui qui est là, plus pour très longtemps".