Pour Bertrand, Aubry "joue sur les mots"

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Pour Bertrand, Aubry "joue sur les mots"
@ EUROPE 1
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Le secrétaire général de l’UMP tacle son homologue PS après son intervention télévisuelle.

“Hier nous avons vu un Premier secrétaire du PS qui n’est pas à l’aise avec le sujet (des retraites) et d’une certaine façon sur la défensive“, a commenté Xavier Bertrand, vendredi matin sur Europe 1, au lendemain de l’intervention de Martine Aubry sur France 2.

Et le chef de file du parti présidentiel de poursuivre sur un ton offensif : “soit elle ne connaît pas la réforme des retraites qui est discutée au Parlement aujourd’hui et c’est grave, soit elle connaît cette réforme et elle a été prise hier soir en flagrant délit de mensonge“.

Aubry “joue sur les mots“ ou est “hypocrite“

“Madame Aubry dit hier ‘nous reviendrons aux 60 ans pour ceux qui ont travaillé tôt et qui ont fait des travaux pénibles (..) c’est exactement ce qu’il y a dans la réforme, ce qui a été apporté comme amendement“, a poursuivi Xavier Bertrand, lancé dans un véritable réquisitoire.

“Soit elle joue sur les mots, soit elle est complètement hypocrite sur la question de l’âge légal de 60 ans (…) Elle oublie de dire que le PS est pour une retraite à 60 ans qui n’est pas à taux plein, c’est-à-dire avec de plus petites pensions qu’aujourd’hui“.

Le maire de Saint-Quentin n'a pas seulement réservé ses critiques à Martine Aubry, il en a également profité pour s'en prendre à Ségolène Royal.

“Il faut que personne ne mette de l’huile sur le feu, comme madame Royal l’a fait voila quelques jours avant de se rétracter“, a-t-il ajouté :

“La solution de facilité, c’est dire 'on verra tout cela après 2012', comme le fait le PS“, a poursuivi le secrétaire général de l’UMP, qui n’a pas manqué d’insister sur les divergences au sein du PS : “on a du mal à s’y retrouver, entre monsieur Valls et monsieur Hollande, qui sont sur une position différente de madame Aubry“.

“Cette réforme sera adoptée la semaine prochaine“

Xavier Bertrand en est persuadé, “cette réforme sera adoptée la semaine prochaine“, d’autant que “personne n’a intérêt à l’affrontement, notre pays n’aime pas l’affrontement, et je pense que le dialogue a permis d’améliorer la réforme des retraites depuis le début“.

“Madame Aubry demande aujourd’hui d’arrêter le débat au Parlement, je le dis, madame Aubry ne respecte pas la légitimité du suffrage universel. Sur quoi s’appuie la gauche ? Sur le nombre de manifestants, parce que le PS cherche d’une certaine façon à opposer la rue à la légitimité exprimée par le Parlement“, a par ailleurs regretté Xavier Bertrand.