Attentats : hommage aux policiers "morts pour que nous puissions vivre libres"

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Attentats : hommage aux policiers "morts pour que nous puissions vivre libres"
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François Hollande a présidé une cérémonie à la préfecture de police de Paris, en hommage aux trois policiers tués par les terroristes la semaine dernière.

François Hollande a présidé un hommage solennel aux policiers tués dans les attentats de la semaine dernière, mardi matin à la préfecture de police de Paris. Les trois policiers victimes des terroristes ont été décorés de la Légion d'honneur, avec citation à l'Ordre de la Nation. François Hollande leur a ensuite rendu hommage dans une allocution. "Ils sont morts dans l'accomplissement de leur mission, avec courage, avec bravoure, avec dignité", a salué le chef de l'Etat. Ils "sont morts pour que nous puissions vivre libres".

Avant son discours, le président, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, visiblement émus, avaient échangé quelques mots avec les familles des victimes. De nombreuses personnalités étaient présentes, notamment les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, la maire de Paris Anne Hidalgo, le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon et le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone. L'ancien Premier ministre François Fillon, l'ancien ministre de l'Economie François Baroin et la numéro 2 de l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet ont également assisté à la cérémonie.

>> Les dix phrases à retenir de la déclaration de François Hollande :

"A vous, familles, proches, je vous assure que la France toute entière partage votre douleur et votre peine".

"Clarissa, Franck, Ahmed sont morts pour que nous puissions vivre libres".

"C'est ce que des centaines de milliers de nos concitoyens ont voulu exprimer dimanche partout en France en se levant en masse pour partager votre chagrin, pour affirmer leur attachement à la liberté, à la démocratie, à la fraternité, pour délivrer un message de gratitude aussi aux forces de l'ordre".

"Dimanche dernier, la France a montré sa force face aux fanatiques. Elle a affiché son unité face aux diviseurs. Et elle a adressé sa solidarité à l'égard de toutes les victimes du terrorisme".

"Comment justifier que l'on puisse tuer lâchement une jeune femme de 26 ans ?"

"(Ahmed Merabet) savait mieux que quiconque que l'islamisme radical n'a rien à voir avec l'islam et que le fanatisme tue des musulmans. C'est vrai en Afrique, c'est vrai en Irak, c'est vrai en Syrie. C'est vrai en France".

"Si cette bataille a été gagnée, nous n'en avons pas terminé avec la menace. Elle est là".

"Nous devons être intraitables devant l'apologie du terrorisme et ceux qui s'y livrent".

"Nous sommes la France, un pays qui est toujours le point de ralliement pour le monde lorsque la liberté est en cause".

"Grâce à vous, avec vous, la France est debout".

>> LIRE AUSSI - Charlie Hebdo : le frère d'un policier tué témoigne

>> Qui étaient les trois policiers tués ?

Brinsolaro Capture Ouest France DR

© DR/Capture Ouest-France

Le brigadier Franck Brinsolaro, 49 ans, appartenait depuis plusieurs années au SDLP, le service de la protection (ex-Service de Protection des Hautes Personnalités). Ce Normand était chargé de la protection du dessinateur Charb depuis plusieurs années. Il a été tué mercredi par les frères Kouachi dans l'attentat contre Charlie Hebdo. Installé dans l’Eure, il s'était marié récemment à une journaliste et avait deux enfants, dont l'un de treize mois. Son frère jumeau, également policier, lui a rendu un vibrant hommage jeudi.

>> L'hommage de François Hollande à Franck Brinsolaro :



Merabet AFP 1280

© AFP

Le lieutenant de police Ahmed Merabet, 40 ans, du commissariat du XIe arrondissement, a été blessé puis froidement abattu à bout portant par l'un des frères Kouachi. Il était arrivé peu de temps sur les lieux du carnage peu de temps après l'attentat contre Charlie Hebdo. Ahmed Merabet venait de passer son habilitation pour être officier de police judiciaire, dont il avait réussi le concours. Il avait débuté en Seine Saint-Denis et avait fait un passage à la BAC locale, selon un syndicaliste de SGP-FO. Lui même était délégué syndical. Originaires d'Algérie, ses parents s'étaient installés en Seine-Saint-Denis en 1955.

>>L'hommage de François Hollande à Ahmed Merabet :



Clarissa Jean-Philippe Capture Martinique 1ere

© Capture Martinique 1ere

La policière municipale Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, a été tuée dans une attaque revendiquée par Amédy Coulibaly, alors qu'elle se rendait sur un banal accident de la route sur la commune de Montrouge. Cette Martiniquaise était partie pour la métropole en 2013, avant de rejoindre la police municipale comme stagiaire. Elle venait d'être titularisée.

>> L'hommage de François Hollande à Clarissa Jean-Philippe :



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