Policiers agressés à Champigny : avec les vidéos, "on va pouvoir travailler pour retrouver les agresseurs", assure Collomb

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Le ministre de l'Intérieur a expliqué au micro d'Europe 1 que les vidéos de la rixe qui a éclaté dans la nuit de dimanche à lundi dans le Val-de-Marne allaient permettre d'identifier les agresseurs de deux policiers.

INTERVIEW

Deux policiers ont été passés à tabac par une foule de plusieurs dizaines de personnes, à Champigny, dans le Val-de-Marne, la nuit de la Saint-Sylvestre. Emmanuel Macron a promis une réponse ferme. "Il y a eu un certain nombre de vidéos, on va pouvoir travailler pour retrouver les agresseurs", a assuré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, invité mardi de la matinale d'Europe 1, alors même que de nombreuses images ont circulé sur les réseaux sociaux.

"Des actes sauvages totalement inadmissibles". "Je dirais que la menace principale pour nous, la crainte principale, c'était l'attentat terroriste [...] Pour nous, c’était le danger principal et les choses se sont bien passées. Ensuite, il reste toujours les phénomènes qui peuvent exister dans un certain nombre de quartiers de la périphérie et de quartiers des grandes ville où il y a une espèce de violence inadmissible contre la police", a expliqué Gérard Collomb à propos de la nuit du Nouvel An, avant de revenir sur le déroulé de la rixe de Champigny.

"Vous avez une soirée organisée par des privés et un autre groupe qui essaye d'entrer dans la soirée, qui force les portes. Les policiers sont appelés. Ils essayent de séparer les deux groupes et à ce moment-là le groupe agresseur se retourne contre les policiers", a détaillé le locataire de la place Beauvau. "Deux policiers sont séparés de leurs collègues et frappés, une policière est jetée à terre, piétinée, rouée de coups. Evidemment, ce sont des actes sauvages totalement inadmissibles".

Mettre fin aux violences contre les policiers. Emmanuel Macron a condamné sur Twitter un "lynchage lâche et criminel" et promis de retrouver les agresseurs. "Je crois que le président de la République est totalement attentif à ces problèmes de sécurité. Il m'a téléphoné deux fois dans la journée et la soirée d'hier pour me demander comment les choses allaient. Ça veut dire qu'il est totalement disposé à mettre fin à ces violences contre les policiers, il pense que c'est insupportable dans notre société", souligne Gérard Collomb.

Rénover les quartier difficiles. Mettre fin aux violences "par le renforcement des forces de police et la police de sécurité du quotidien que nous allons développer, avec des méthodes nouvelles", explique Gérard Collomb qui veut une plus grande implantation dans les quartiers. "Je crois que ce sont ces quartiers qu'il faut changer. Lorsque l'on voit ces grandes barres on se dit qu'il y a un aspect inhumain qui ne peut générer que de la violence", relève-t-il. "Je crois que ces quartiers ne peuvent pas rester comme ça", estime le ministre. "Lorsque nous mettrons en place la police de sécurité du quotidien, la liste de ces quartiers va nous servir pour faire le maximum de travail et empêcher que cela se reproduise indéfiniment les prochaines années", promet le responsable gouvernemental.