Polémique à Hénin-Beaumont après l’installation de caméras dans la mairie

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Polémique à Hénin-Beaumont après l’installation de caméras dans la mairie
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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La polémique agite Hénin-Beaumont depuis quelques jours : des caméras de surveillance ont été installées au sein de l’Hôtel de Ville, au grand dam des salariés.

Au dessus de l'accueil, ou en surplomb des bureaux de travail : huit caméras ont été installées à la fin du mois de janvier dans l'Hôtel de ville d'Hénin Beaumont. Et selon La Voix du Nord, qui tient cette confidence d'une source anonyme à la CGT, la mairie ne s'est embarrassée ni du respect des obligations légales, ni de l'obtention d'une autorisation préalable. 

Des caméras placées pour espionner les employés de la mairie ? A Hénin-Beaumont, l'installation discrète de caméras de vidéosurveillance au sein même des locaux de la mairie fait polémique. Selon la source qui divulgue cette information, les huit appareils sont en outre dotés d'un zoom très puissant. "Le système bénéficie en effet d'un zoom très perfectionné qui peut permettre de voir ce que l'agent tape sur son écran, voire même sur son smartphone", explique-t-il au quotidien local.

Le directeur de cabinet de Steeve Briois serait aux manettes. L'une de ces caméras est même braquée sur le lieu où les employés effectuent leurs pauses à l'arrière de la mairie : "on voit carrément les gens qui y font leur pause cigarette sans douter s'imaginer être filmés, ce qui n'a bien évidemment aucune utilité sécuritaire", précise la source à la Voix du Nord. Le dispositif permettrait également de surveiller les conversations entre les employés : "ce sont des caméras avec micros, qui s'actionnent automatiquement dès qu'il y a un mouvement pour la caméra". 

Les caméras sont installées mais ne seraient "pas encore branchées". L'édile frontiste Steeve Briois a démenti avec force ces accusations dans un "droit de réponse" publié sur sa page Facebook. Il ne dément pas l'installation de caméras mais assure qu'elles ne sont pas encore branchées. "Il est parfaitement inexact d’affirmer que l’on peut voir ce que tape un agent sur son écran, voire même sur son smartphone", affirme-t-il. Pour lui, ce dispositif vise à "sécuriser les agents et non à les surveiller". Pour autant, il ne précise ni le nombre ni la nature du matériel installé.