Pécresse : "On ne mettra pas de quotas" de boursiers

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Pécresse : "On ne mettra pas de quotas" de boursiers
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La ministre de l’Enseignement supérieur a tenu mardi sur Europe 1 à rassurer les grandes écoles, mais a réaffirmé son "volontarisme".

"Rassurez-vous, on ne mettra pas de quotas". Le message de Valérie Pécresse, énoncé mardi sur Europe 1, s’adresse aux grandes écoles. Le 23 décembre, leur instance représentative, la Conférence des grandes écoles (CGE) avait, selon Le Monde de lundi, désapprouvé "la notion de "quotas"et [réaffirmé] que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous". Dans leur viseur se trouvait clairement l’objectif de 30% d’élèves boursiers édicté par Valérie Pécresse en novembre. La ministre de l’Enseignement supérieur a donc tenté de calmer le jeu.

Toutefois, elle ne désarme pas. "La question de l’ouverture sociale des grandes écoles mérite d’être posée", a-t-elle affirmé. "Aujourd’hui, il n’y en a pas suffisamment. Pour la ministre, la solution réside dans le contenu des concours : "il faut réfléchir à leur contenu, (…) les faire évoluer". Valérie Pécresse a ainsi évoqué l’idée de faire passer des épreuves orales "qui mesurent l’intensité, la valeur du parcours". Pui, s’adressant directement aux grandes écoles : "Soyez volontaristes. N’ayez pas peur d’essayer de changer vos méthodes de recrutement pour prendre des jeunes qui ont de la valeur."

Celle qui est également la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France pour les prochaines élections régionales a également évoqué la campagne, qui, selon les sondages, paraît mal engagée pour la majorité. "La campagne ne fait que commencer, a-t-elle déclaré. Les Franciliens vont se rendre compte du rôle que peut jouer la région dans leur vie". Valérie Pécresse s’est appuyée sur la récente grève dans le RER A pour attaquer le président socialiste sortant : "Ce qui m’a choquée, c’est la passivité de la région [Ile-de-France]. Jean-Paul Huchon n’a fait que mettre de l’huile sur le feu du conflit, sans jamais essayer d’apporter un plus au niveau du service minimum."

> Les grandes écoles opposées aux quotas de boursiers