Déclaration de patrimoine : Benguigui va être jugée

  • A
  • A
Déclaration de patrimoine : Benguigui va être jugée
@ Reuters
Partagez sur :

OUPS - L'ancienne ministre de la Francophonie est soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014.

L'INFO. Et la liste des anciens membres du gouvernement en difficulté avec la justice continue de s'allonger. Après Kader Arif et Faouzi Lamdaoui la semaine dernière, c'est au tour de Yamina Benguigui. L'ancienne ministre de la Francophonie est citée à comparaître en correctionnelle à Paris, soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014.

>> LIRE AUSSI - Faouzi Lamdaoui, proche conseiller de Hollande, quitte ses fonctions

Valls l’avait mise de côté. Alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire début avril. Deux jours plus tôt, Yamina Benguigui avait été écartée du gouvernement de Manuel Valls qui succédait à Jean-Marc Ayrault. L'annonce de ce procès intervient quelques jours après le départ de l'Elysée de Faouzi Lamdaoui, un proche conseiller de François Hollande, soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 une rémunération supérieure à ce qu'il a déclaré par une société dont il est soupçonné d'avoir été gérant de fait.

>> LIRE AUSSI - Gouvernement : visé par une enquête, Kader Arif démissionne

Elle nie tout "enrichissement personnel". Sont en cause pour Yamina Benguigui trois déclarations de patrimoine et deux déclarations d'intérêts, entre juillet 2012 à son entrée au gouvernement, et mars 2014, a précisé la source. La réalisatrice, qui a récusé toute "fraude de quelque nature que ce soit" ou tout "enrichissement personnel", est soupçonnée d'avoir omis de déclarer qu'elle possédait, depuis 2005, 20% d'une société anonyme de droit belge, G2. Cette holding est actionnaire à 99% de sa société de production Bandits productions.  Elle avait vendu ses parts en janvier 2014, pour 430.000 euros, une modification substantielle de son patrimoine qu'elle était tenue de signaler dans un délai d'un mois, a-t-on précisé.