Pas d'évacuation de Notre-Dame-des-Landes : un "manque de courage total" pour Bruno Retailleau

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Le président du Conseil Régional des Pays De la Loire est revenu sur le renoncement du gouvernement à évacuer la ZAD avant la fin du quinquennat, samedi sur Europe 1. 

INTERVIEW

"Les bras nous en sont tombés". Invité d'Europe 1, samedi, le président du Conseil général des Pays de La Loire, Bruno Retailleau, est revenu sur le renoncement du gouvernement à évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avant la fin du quinquennat. "Je n'ai reçu aucun coup de téléphone de Bernard Cazeneuve ou de quelqu'un d 'autre du gouvernement. Je m'en étais tenu aux conversations que nous avions eu avec Manuel Valls", a expliqué le proche de François Fillon, fervent soutien du projet d'aéroport.

Le "faux prétexte" de Bruxelles. Dénonçant un "manque de courage total", Bruno Retailleau a estimé que le gouvernement se cachait "derrière un faux prétexte" en évoquant un avis défavorable de la Commission européenne. "On nous dit que Bruxelles ne veut pas, mais c'est faux et archi faux (...) Comment le Président de la République pouvait-il déclarer il y a quelques semaines à de grands élus socialistes, comment Manuel Valls pouvait-il dire qu'on évacuerait s'il y avait eu un problème du côté de Bruxelles ?", s'est interrogé le président du Conseil général. 

"Quel signal envoie-t-on ?" "Nous avons 178 décisions de justice qui vont toutes dans le même sens, plus un référendum", a poursuivi Bruno Retailleau. "Quel signal envoie-t-on ? On dit aux citoyens qui ont fait leur devoir, qui payent leurs impôts, qui sont respectueux de la loi, qui lorsqu'ils font un excès sur l'autoroute sont contraventionnés (sic), 'nous ne vous entendons pas, on va donner le dernier mot à ceux qui vivent peut-être de RSA, de je ne sais quoi, qui attaquent des journalistes, des brigades de gendarmerie, brûlent des voitures de police", a-t-il estimé. 

Un engagement de Fillon. Selon Bruno Retailleau, l'évacuation de la ZAD sera un engagement de campagne de François Fillon, "pour développer l'emploi". "La Bretagne et les Pays de la Loire sont au bout du bout de l'Europe", explique-t-il. "On a besoin d'être connectés pour notre développement économique. (...)  A l'aéroport de Nantes Atlantique, l'an dernier, il y avait 135 jours de saturation, 250 vols ont dû être annulés. On a besoin de cet aéroport."