"Pas de vague rose" affirme la droite

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"Pas de vague rose" affirme la droite
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REACTIONS - La gauche, jugeant que "rien n'est fait", appelle de son côté à la mobilisation ... Le tour des réactions.

La gauche est arrivée largement en tête dimanche du premier tour des législatives, avec environ 47% des voix, devant l'UMP et ses alliés (35%), ce qui devrait permettre au PS et à ses alliés de donner au président François Hollande une majorité absolue à l'Assemblée le 17 juin. Le FN arrive lui quatrième et se stabilise avec 13,5% des voix. Europe Ecologie - Les Verts séduit  5% des électeurs. Et le Front de gauche rassemble 6,9% des votants. Le Modem de François Bayrou ne réunis lui que 2% des électeurs. Europe1.fr fait le tour des réactions politiques.

>> Le Parti socialiste.  La Première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a estimé dimanche soir sur France 2 que les Français avaient prononcé leur "soutien au changement" et "leur volonté d'amplification" de la victoire de François Hollande à la présidentielle. Elle a cependant indiqué que "rien n'était joué" et qu'il fallait en "appeler à la mobilisation" pour la semaine prochaine. "Ca aurait l’air de quoi une victoire de l'UMP, avec un premier ministre comme Jean-François Copé", a quant à lui taclé le ministre de l’Education Vincent Peillon.  "Les Français ont choisi de redresser le pays dans la justice", a-t-il assuré.  

"Beaucoup de Français sont préoccupés"

>> L'UMP. Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé s'est félicité dimanche du score de son parti. Le patron de l'UMP a également rappelé sur France 2 que pour le second tour des élections législatives, il n'y aurait "pas d'alliance avec le Front national". "Beaucoup de Français sont préoccupés, ils veulent que les dirigeants collent à la réalité. Ils sont inquiets des promesses électorales non tenues, de la hausse des impôts à venir, de leur sécurité", a conclu un Jean-François Copé confiant pour le second tour. François Fillon a lui souligné qu'il n'y avait pas eu de "vague rose" en faveur du PS et de ses alliés."Il n'y a pas d'appétence pour [le] projet [du président]", a estimé l'ancien Premier ministre, affirmant qu'il y avait "beaucoup d'inquiétudes quant aux premières mesures qui ont été mises en œuvre".

>> Le Front national (Rassemblement bleu Marine). La présidente du Front national Marine Le Pen a estimé dimanche soir sur TF1 que "le Rassemblement bleu marine ce soir résiste remarquablement bien". "Compte tenu de l'abstention et d'un mode de scrutin profondément anti-démocratique qui depuis 25 ans a privé des millions d'électeurs de députés, nous confirmons ce soir notre position de troisième force politique de France", a lancé une Marine Le Pen pleine de liesse, estimant que "la recomposition politique est en marche". Au sujet de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle recueillerait 42% des voix, elle a remercié les électeurs d’Hénin-Beaumont, et "fait un petit coucou aux sondeurs qui l’ont sous estimé de 10% dans leurs estimations." Louis Alliot, vice-président du Front national, a lui estimé sur France 2 que la gauche était "clairement minoritaire" et que l'UMP avait "abdiqué en ne voulant pas lutter contre la gauche".

Mélenchon reconnaît sa défaite 

>> Le Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon a reconnu sa défaite dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais et s'est désisté en faveur du candidat socialiste Philippe Kemel, qui affrontera Marine Le Pen au second tour. "Malheureusement, ça ne suffira pas, notre concurrent à gauche, quoiqu'il ait perdu 8.000 voix et 5 points, reste devant nous, la loi est ainsi faite, il sera au deuxième tour et non pas moi", a-t-il précisément déclaré devant ses sympathisants, d'une voix calme et triste. "Ce soir, c'est le cœur paisible que je vais quitter cette scène, mais pas le département", a-t-il ajouté, sans appeler explicitement à voter, dans l'immédiat, pour le candidat PS.   

>> Europe-Ecologie-Les-Verts. La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts et ministre du Logement (EELV), Cécile Duflot, s'est dite dimanche soir sur TF1 "plutôt heureuse" du score de son parti au premier tour des législatives, "en net progrès". "Je souhaite que le Front de gauche travaille le plus possible" avec la majorité, a-t-elle ajouté.

>> Le Modem. "Les résultats sont difficiles et annoncent un deuxième tour particulièrement ardu. Le PS est très haut. Nous sommes seconds et l'UMP réalise un bon score. Les raisons de ce résultat sont très clairs : Une partie importante de mon électorat traditionnel n'a pas compris et n'a pas accepté la décision, qui était la mienne, de voter François Hollande au second tour de la présidentielle", a expliqué, sans détour, François Bayrou. "Ils ont été meurtris de ce choix et l'ont manifesté dans ce scrutin", a conclu le président du MoDem, candidat dans les Pyrénées-Atlantiques.