Pacte d'avenir : Ayrault "prêt à aller vite"

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Pacte d'avenir : Ayrault "prêt à aller vite"
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Plus tôt, le Premier ministre a dénoncé l'ultimatum lancé par les "bonnets rouges" breton pour la suppression de l'écotaxe. 

La réponse. Mercredi, à l'heure où l’ultimatum lancé par les "bonnets" rouges bretons pour la suppression de l’écotaxe arrivait à expiration, Jean-Marc Ayrault leur a répondu sans détour qu'ils étaient dans l'erreur. "La bonne méthode, c'est de se mettre autour de la table, et en ce moment tous les acteurs politiques, économiques, sociaux sont autour de la table en Bretagne", a fait valoir le Premier ministre, qui, fait rare, a pris la parole dans la cour de l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres.

Le dialogue, "c'est vraiment la bonne méthode". "Moi, je suis prêt à aller vite pour signer avec la région Bretagne un pacte d'avenir mais pour cela il faut travailler, il ne faut pas se tromper de moment", a prévenu Jean-Marc Ayrault. Il a rappelé que Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, "serait lui-même vendredi en Bretagne pour parler de l'avenir de l'agroalimentaire et régler les problèmes d'urgence". "Préparer l'avenir, ça veut dire une agriculture et un agroalimentaire qui montent en gamme, ça veut dire de l'investissement, ça veut dire de l'innovation et c'est ce que nous voulons faire en nous donnant les moyens mais ça ne se fera pas sans dialogue, ça c'est vraiment la bonne méthode", a insisté le chef du gouvernement.

Les principes. De son côté, le président de la République, François Hollande, a fixé trois "principes" dans la gestion de ce dossier explosif : "dialogue", "respect de la loi" et "mobilisation". "Dans les prochains jours on va réunir le collectif (...) pour décider de ce que l'on va faire", a réagi Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et l'un des membres du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", qui avait réclamé mardi "la suppression de l'écotaxe pour la Bretagne" avant mercredi midi, faute de quoi il y aurait "sans doute" de nouvelles actions. "La porte est fermée par Jean-Marc Ayrault donc c'est un appel à continuer, on verra selon quelles modalités, où quand et comment on va continuer le mouvement", a ajouté Thierry Merret, dont le collectif est à l'initiative de la manifestation qui a réuni samedi à Quimper entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges.

Les auteurs de violences devant la justice. A ce propos, Jean-Marc Ayrault a annoncé plus tard à l'Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement que les auteurs "identifiés" de violences et de dégradations commis à l'occasion du mouvement de colère qui agite la Bretagne faisaient l'objet de "convocations devant le tribunal correctionnel de Quimper". "Quel que soit le bien public, un portique, un radar, une école, un équipement sportif (...), ce n'est pas acceptable, c'est contraire aux lois de la République", a ajouté le Premier ministre. En signe d'apaisement, Jean-Marc Ayrault a enfin déclaré qu'il voulait une signature du Pacte d'avenir de la Bretagne avant fin novembre. "Ce que je veux, c'est que d'ici la fin du mois de novembre nous soyons en mesure de signer le Pacte d'avenir et le plan d'avenir de l'agroalimentaire", a-t-il ainsi lancé dans l'hémicycle. 

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