Otages: "On a déjà dépensé 10 millions"

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Otages: "On a déjà dépensé 10 millions"
@ Europe 1
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Le général Georgelin a évoqué dimanche le sort des deux journalistes français enlevés en Afghanistan.

"Croyez moi, dans ce genre d’opération, moins on en parle, mieux c’est", a lancé dimanche sur Europe 1 le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées évoquant le sort des deux journalistes français enlevés en Afghanistan.

"J'en appelle à la responsabilité de chacun"

Rappelant qu’il avait dirigé, sous la présidence de Jacques Chirac, les opérations qui ont conduit à la libération de plusieurs journalistes dont Florence Aubenas, le général Georgelin a ensuite "appelé à la responsabilité de chacun".

10 millions euros investis

"Chacun à sa place, fait ce qu’il doit faire. Tous les moyens sont engagés et nous faisons ce que devons faire pour les faire libérer. Et j’ajoute qu’à l’heure actuelle nous avons dépensé plus de dix millions d’euros pour s’occuper de cette affaire", a-t-il ensuite assuré.

Et le chef d’état-major a de nouveau martelé : "Je ne remets pas en cause la liberté des la presse. Mais j’appelle à la responsabilité des uns et des autres".

"Responsabilité et discernement"

"Dans mes discours à mes généraux, je mets en avant deux principes : la responsabilité et le discernement. Ces principes ne sont pas valables que pour les généraux", a-t-il enfin estimé.

Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine Pièces à conviction ont été enlevés le 30 décembre en Afghanistan sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises. Selon une vidéo diffusée dimanche dernier, ils seraient en "bonne santé".

"Le scoop à tout prix"

Arrivés début décembre en Afghanistan, ils avaient passé plusieurs semaines avec les troupes françaises déployées dans la province de Kapisa, où ils étaient revenus par leurs propres moyens pour tourner des séquences supplémentaires.

Fin janvier, le président Nicolas Sarkozy avait déclaré à leur sujet que la situation était "extrêmement difficile et extrêmement périlleuse". Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait déclenché pour sa part une polémique, déclarant que le "scoop ne devait pas être recherché à tout prix".

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