Olivier Besancenot : "J'ai l'impression de nouveau de servir à quelque chose"

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Quinze ans après la première de ses deux campagnes présidentielles, Olivier Besancenot travaille toujours à La Poste, "dans un service public qui reste à défendre".

INTERVIEW

Olivier Besancenot a laissé la politique derrière lui. Candidat de la Ligue communiste révolutionnaire lors des élections présidentielles de 2002 et 2007, l'ancien facteur travaille toujours pour La Poste. On peut désormais le trouver derrière le guichet du bureau de la Porte de Clignancourt, "dans un quartier très populaire", à Paris. "Je ne suis plus du tout à Neuilly, je me suis bien rapproché de chez moi", raconte-t-il au micro de Philippe Vandel dans l'émission Ceci dit, sur Europe 1 dimanche.

"Un service public qui reste à défendre." Les clients sont-ils surpris de le voir là lorsqu'ils se rendent dans ce bureau de Poste ? "C'est un bureau de quartier. En très grande majorité, les clients viennent tous les jours donc à part quelques personnes de passage qui peuvent être surprises", plus personne n'est étonné de tomber sur Olivier Besancenot au moment d'envoyer un recommandé. Son militantisme, en revanche, est toujours là : "J'ai l'impression de servir à nouveau à quelque chose dans un service public qui reste à défendre et qu'on défend en ce moment-même contre les projets de réorganisation."

"Je me sens beaucoup plus libre." Engagé dans son travail, il ne regrette donc "pas du tout" de ne pas avoir été candidat aux élections présidentielles de 2012 et 2017. "Je me sens beaucoup plus libre depuis que j'ai fait ce choix-là", assure-t-il. Et malgré ses 4,25% en 2002 et 4,08% en 2007, il assure qu'il n'aurait pas fait mieux que Philippe Poutou lors des deux dernières élections (1,15% et 1,09%) : "C'est n'est vraiment pas une question d'individu mais d'espace politique. La situation n'était franchement pas la même."

"Je me suis senti représenté par Philippe Poutou dans cette campagne, complète-t-il. J'ai aimé quand il a fait transpirer François Fillon et Marine Le Pen lors d'un certain débat télévisé." Olivier Besancenot apprécie donc autant le rôle de spectateur que de celui de protagoniste.