Retrouvez les temps forts du "Lundi de la primaire" avec Nicolas Sarkozy

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Retrouvez les temps forts du "Lundi de la primaire" avec Nicolas Sarkozy
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L’ancien président de la République, qui fait régulièrement l’actualité grâce à ses propos polémiques, était l’invité exceptionnel d’Europe 1 lundi matin. 

L'ESSENTIEL

  • A 8h35, les questions des auditeurs

"La tyrannie des minorités". Abdel, un Français de confession musulmane, interpelle, s'appuyant sur son propre exemple familial. Nicolas Sarkozy sur le port du voile, auquel l'ancien président s'est dit à plusieurs reprises opposé. Et il persiste : "Quand vous dites, dans un monde idéal, le choix est libre... Mais il y a des quartiers entiers en France où il n’y a jamais eu autant de voiles. C’est la tyrannie des minorités. Dire que dans certains quartiers, il n’y a pas la pression communautariste sur un certain nombre de jeunes femmes, c’est dire une contre-vérité.  Ce n’est pas à la République de s’adapter à l’Islam, c’est à l’islam de s’adapter à la République". 

"J’ai été cinq fois innocenté, ça va continuer, vous allez voir". Interrogé sur les affaires, et notamment l'affaire Bygmalion et sa mise en examen pour financement illégal de sa campagne en 2012, Nicolas Sarkozy a fait montre de sérénité. "J’ai eu la semaine dernière mon cinquième non-lieu. Si j’avais dû renoncer à chaque fois à mes responsabilités politiques. J’ai été cinq fois innocenté, ça va continuer, vous allez voir."


Sarkozy : "J’ai été cinq fois innocenté, ça va...par Europe1fr

Sur l'environnement ? "Quelque chose de bon sens". Nicolas Sarkozy persiste sur ses déclarations sur l’environnement, après une question de Matthieu, 24 ans, étudiant à Toulouse. "C’est extraordinaire la pensée unique. Quand on dit quelque chose de bon sens, comme le fait que ce n’est pas l’homme qui soit le seul responsable dans le dérèglement climatique. Nous avons une responsabilité, mais on n’est pas les seuls". L’ancien président développe ensuite son idée du défi démographique, prioritaire selon lui. 

"Pas favorable au contrat unique". Interrogé par Marie-Victoire, 22 ans, étudiante, Nicolas Sarkozy se dit "pas tellement favorable au contrat unique. Il y a une immensité de cas. Au contraire, il faut des contrats adaptés à la situation de chacun". Il explique que "s’agissant des contrats de travail, le problème pour nous, c’est d’avoir de la croissance. Il faut donc se concentrer uniquement sur ce dont ont besoin nos entreprises. Parce que sans entreprises, il n’y a pas de contrat. "

  • A 8h10 , l’interview de Jean-Pierre Elkabbach

Pas de choix entre Hillary Clinton et Donald Trump. Alors que le premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump a lieu cette nuit, Nicolas Sarkozy se refuse à choisir entre les deux candidats à la Maison-blanche. "Le grand risque, ce serait que des Français permettent de juge le vote des Américains avant même qu’il ait lieu. J’apprécie Hillary Clinton. Mais de toute façon, le devoir du prochain président de la République, c’est de travailler avec le prochain président américain démocratiquement élu, que ce soit Hillary Clinton ou [Donald] Trump."

Bayrou soutien Juppé ? "Bon courage". Interrogé sur le soutien de François Bayrou à Alain Juppé, son principal rival à la primaire LR, Nicolas Sarkozy ironise. "Je souhaite bon courage à Alain Juppé. En 2012, François Bayrou avait fait campagne pour François Hollande. En 2007, il avait refusé de choisir entre Madame Royal et moi. Avec un tel allié, celui qui a aidé François Hollande à arriver au pouvoir, qu’est-ce qu’on peut changer ?"

"Je demanderai à Poutine de réintégrer la grande coalition". Interrogé sur la situation en Syrie, où le régime bombarde Alep avec le soutien des Russes, Nicolas Sarkozy livre ses solutions sur le dossier syrien. "Ça fait cinq ans que la Syrie est martyrisée. Cinq ans ! En cinq ans, qui peut croire que le monde démocratique ne peut pas venir à bout de cette bande de fous dangereux de l'Etat islamique", s'offusque-t-il. "Je demanderai à Poutine de réintégrer la grande coalition. Je suspendrai les sanctions d'un côté comme de l'autre et j'organiserai les conditions, après que nous ayons vaincu militairement Daech, d'une grande conférence internationale sur la paix et la stabilité en Méditerranée". Ce n'est pas tout. "Deuxième chose, on demande à nos alliés arabes d'envoyer des troupes au sol. Je ne pense pas qu'on puisse gagner la guerre contre Daech sans soldat arabe au sol", assure Nicolas Sarkozy.


Sarkozy veut "réintégrer la Russie dans la...par Europe1fr

"Les Harkis ont été trahis par la France". Une fois n'est pas coutume, Nicolas Sarkozy soutient les propos de François Hollande, qui a reconnu dimanche la responsabiulité des gouvernements français dans le sort des Harkis. "Il est tout à fait normal que sur des sujets de cette ampleur on puisse être d'accord. Les Harkis ont été trahis par la France. Et la France de l'époque, c'était le général De Gaulle", précise Nicolas Sarkozy. "Je n'ai pas simplement parlé des Harkis. J'ai parlé des Français qui avaient fait leur vie en Algérie et qui ont le droit aujourd'hui de savoir où sont leurs disparus. Et j'ai demandé l'ouverture des archives. Elle a été accordée en France. Il faut qu'elle le soit en Algérie."


Pour Sarkozy, aussi, "les Harkis ont été trahis...par Europe1fr

"Le communautarisme teste la résistance de la République". "Je ne sais pas ce que c’est qu’une campagne ferme. Je veux faire une campagne sur ce que vit le peuple de France. Le pays a un problème, le chômage. La société française a un problème : comment on intègre un islam de France ?", interroge Nicolas Sarkozy. "La montée du communautarisme est en train de tester la résistance de la République. La règle apaise les tensions, l’autorité calme les esprits. Un islam politique et radicalisé teste la résistance de la République", insiste-t-il.


Nicolas Sarkozy : "la règle apaise les tensions...par Europe1fr

"Vider la 'jungle' [de Calais] et protéger les frontières." Nicolas Sarkozy redit son intention de démanteler la "jungle" de Calais, mais pas seulement. En cas d'élection à la présidence de la République, "la première chose que je décide, c’est de rétablir le contrôle aux frontières. Ils ne sont pas ce qu’ils devraient être. Je déciderai l’expulsion des étrangers en situation irrégulière. Le principe même d’une 'jungle' sur le territoire de la République est un scandale. On ne peut pas laisser le Calaisis seul face à ce drame. Vider la 'jungle' sans protéger les frontières et raccompagner les clandestins, c’est prendre le risque que dans six mois, la situation soit pire". 

L'ancien président dénonce également l'impuissance du gouvernement. "Le premier problème de la France, c’est le problème de l’autorité de l’Etat. L’impuissance et la démission de l’Etat." 

  • A 7h40, l’interview de Thomas Sotto

Buisson "ne m'intéresse nullement". Alors que la sortie d'un livre de Patrick Buisson, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est annoncée, le candidat à la primaire Les Républicains l'a considéré avec dédain. "Il ne m’intéresse nullement. J’ai un cerveau, je n’ai pas besoin d’être lobotomisé par que ce soit. Une réconciliation. Ce n’est pas un sujet pour moi", lance-t-il.


La sortie du livre de Buisson n'est "pas un...par Europe1fr

"Il faut passer à l'assimilation". Nicolas Sarkozy développe ses idées sur la lutte contre le terrorisme, et notamment l'incarcération préventive de certains fichés S. "Pour garantir la liberté de ceux qui nous écoutent, il faut limiter la liberté de celui qui a des fréquentations avec un homme radicalisé, qui consulte des sites djihadistes".  Il se défend aussi de tout amalgame sur l'islam. "La dernière étude d'une fondation privée, l'Institut Montaigne, est extrêmement préoccupante: un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité. La réalité est là: l'intégration républicaine n'a pas fonctionné, ne fonctionne pas, il faut passer à l'assimilation. On ne peut pas garder 29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia, ou alors on est irresponsable."


Fichés S : "Il faut limiter la liberté de ceux...par Europe1fr

Baisser l'âge de l'apprentissage de 16 à 14 ans. Nicolas Sarkozy se dit opposé à l'école obligatoire jusqu'à 18 ans, comme l'a proposé récemment Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale. "Je considère qu'il faudrait autoriser l'âge de l'apprentissage à 14 ans. La filière de l'apprentissage est parfaitement noble. Tous nos enfants ne sont pas faits pour un enseignement théorique", explique-t-il. "Je ne considère pas que de vouloir amener tout le monde à 18 ans soit la formule".


Sarkozy veut passer l'âge de l'apprentissage de...par Europe1fr

"Alstom, c’est un scandale". Nicolas Sarkozy accuse l’Etat de ne pas avoir fait son travail sur Alstom. "L’Etat est le premier actionnaire d’Alstom. Il doit intervenir parce que s’il n’a pas de stratégie qui en aura ? J’avais en son temps redressé Alstom. C’est un scandale ce qui se passe. L’Etat prétend ne pas avoir été informé."

Le prélèvement à la source sera supprimé. Nicolas Sarkozy affirme que le prélèvement à la source n'est pas une simplification, et qu'il le supprimera. "Quand on explique qu'avec le prélèvement à la source il n'y aura pas de déclaration par le contribuable, on ment. Car le prélèvement à la source est l'application, par votre employeur, d'un taux forfaitaire d'imposition. Mais vous devrez avoir une déclaration rédigée par vous-mêmes en fin d'année pour régulariser tout ça", explique-t-il.


Sarkozy ne maintiendra pas le prélèvement à la...par Europe1fr

"Le problème français, c’est d’abord un problème de dépenses". "Ma stratégie économique est assez simple. Si nous continuons sur cette pente, il n’y aura plus d’économie française. Les classes sociales ont été matraquées. En, juillet 2017, nous ferons ce que personne n’a jamais fait : deux projets de loi, l’un portant sur la réduction des dépenses, l’autre sur la réduction des impôts. Nous financerons la baisse des impôts par 100 milliards d’économie sur les dépenses publiques. Le problème français, c’est d’abord un problème de dépenses", estime Nicolas Sarkozy. 


Nicolas Sarkozy : "les classes moyennes ont été...par Europe1fr

L'ancien président de la République détaille ensuite ses proposition, comme le report de l'âge de départ à la retraite ou la baisse du nombre de fonctionnaires. ""Il faut diminuer le nombre d'emplois publics. Nous sommes le seul pays d'Europe à avoir créé des postes de fonctionnaires. Je propose de mettre le temps de travail dans la fonction publique à 37 heures. 37 heures payées 37, il n'y a pas d'autre choix. Et que les modalités de calcul des retraites soient les mêmes que dans le privé", détaille Nicolas Sarkozy.  

"Les Français décideront tout seuls". Nicolas Sarkozy se garde de tout optimisme forcené pour son camp. "La liberté du peuple de choisir, c’est un élément clé et c’est un élément qui est toujours négligé. Pour moi, la victoire à la primaire ne signifie par la victoire à l’élection présidentielle", assure l'ancien président. "Et jusqu’au bout, il faudra faire preuve d’humilité, d’écoute, parce que les Français décideront tout seuls. Et tout ce qui paraîtra évident sera balayé."