Nicolas Sarkozy à la rescousse de son fils

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Nicolas Sarkozy à la rescousse de son fils
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Ce n’est "jamais bien" de donner quelqu'un "en pâture", a dit le président. Mais il a aussi insisté sur "la fin des privilèges de la naissance".

"Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien", a déclaré mardi le chef de l'Etat alors qu’il était interrogé sur la polémique suscitée par la probable arrivée de son fils cadet Jean à la présidence de l’EPAD. Questionné par la presse à l'issue de son discours à l'Elysée sur la réforme des lycées, le chef de l'Etat a répliqué : "hier, vous étiez passionné par quelle polémique ? Celle de Frédéric Mitterrand. Très bien, ça c'est normal, vous suivez les polémiques, parfois vous les précédez et moi je dois suivre les réformes et résoudre les problèmes".

Une phrase dans son discours pourrait cependant susciter de nouveaux commentaires. Nicolas Sarkozy pensait-il à son fils quand il a expliqué que la création des lycées en 1802 avait signifié "la fin des privilèges de la naissance" ? "Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur", a renchéri, sans ciller, le président :

Ecoutez un extrait du discours de Nicolas Sarkozy sur les lycées mardi :

L'arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du quartier d'affaires des Hauts-de-Seine suscite depuis plusieurs jours une vague de protestation dans l'opposition en France. Face au tollé, le jeune conseiller général est sorti du bois mardi dans un entretien à Métro pour tenter de justifier la légitimité de sa candidature. "Je ne demande aucun droit supplémentaire, mais je n'en demande pas moins non plus", a notamment plaidé Jean Sarkozy.

"Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. Mais je suis très déterminé, très motivé et j'observe que c'est surtout la gauche qui tire sur moi. Ce sont des attaques très partiales", avait déclaré lundi Jean Sarkozy dans une interview au Parisien. Interrogé sur les accusations de "népotisme relayées par Ségolène Royal, Laurent Fabius ou la patronne des Verts, Cécile Duflot", il répond : "Que je sache, mes racines sont ici, pas dans le Poitou, la Creuse ou le Béarn. Alors, il faudrait quoi ? Que je m'exile pour avoir le droit de me présenter ?"