Mutuelles de Bretagne : Richard Ferrand va être fixé sur son sort

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Richard Ferrand, ministre éphémère d'Emmanuel Macron et chef de file des députés REM à l'Assemblée, a été mis en cause en mai dernier par "Le Canard Enchaîné".

Richard Ferrand va être fixé sur son sort judiciaire vendredi. Quatre mois après les révélations du Canard Enchaîné sur l'affaire des Mutuelles de Bretagne, le procureur de Brest doit annoncer dans l'après-midi quelles suites il entend donner à l'enquête ouverte quelques jours seulement après l'élection présidentielle. Retour sur l'affaire.

Un potentiel délit de favoritisme. Le 24 mai dernier, Le Canard Enchaîné dégaine et révèle qu'en 2011, les Mutuelles de Bretagne, alors dirigées par Richard Ferrand, ont loué des locaux en plein centre de Brest, appartenant à la compagne du futur ministre de la Cohésion des Territoires sous la forme d'une SCI fraîchement montée. Les Mutuelles de Bretagne déboursent même 180.000 euros pour effectuer les travaux. À la compagne du futur ministre, elles versent un loyer qui aurait permis au couple de faire l'acquisition d'un appartement à 350.000 euros à Paris.

De nombreuses révélations dans la presse. Dans un premier temps, le procureur de Brest ne voit pas de dimension pénale à l'affaire. Mais l'accumulation de détails parus dans la presse les jours suivants le poussent finalement à ouvrir une enquête. Le tout frais ministre de la Cohésion des Territoires, très proche d'Emmanuel Macron, se défend point par point, et parle d’amalgames et de sous-entendus. Début juillet, celui qui est alors redevenu député est entendu dans la plus grande discrétion par la police judiciaire à Rennes.

Favoritisme, abus de confiance… Qu'a retenu le nouveau procureur de Brest, arrivé à la fin de l'été ? Trois possibilités s'offrent à lui : désigner un juge d'instruction pour continuer les investigations, faire juger Richard Ferrand, ou clore le dossier en classant l'affaire sans suite. Réponse à 15 heures.