Montebourg : "chère Martine, cher François..."

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Montebourg : "chère Martine, cher François..."
@ CAPTURE LIBERATION
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Le "troisième homme" a rendu publique sa lettre ouverte aux deux finalistes de la primaire.

Arnaud Montebourg continue de surfer sur ses bons résultats de dimanche, lors du premier tour de la primaire socialiste. Avec 17% des suffrages, l'homme de la VIe république a conscience du poids que représente sa voix avant un deuxième tour indécis entre les deux candidats dimanche, malgré les 8 points d'avance de François Hollande.

Dans une lettre de quatre pages envoyée mardi à Martine Aubry et François Hollande et publiée par Libération, le "troisième homme" de cette primaire prend soin de ne jamais prendre position pour l'un ou l'autre.

Le député de Saône-et-Loire préfère plutôt détailler son programme en trois points : 1. le contrôle du système financier mondial, 2. le protectionnisme européen, social et écologique, 3. la VIe république.

Un petit tacle pour Aubry et Hollande

Pour le premier point, Arnaud Montebourg s'est une nouvelle fois placé contre "l'impôt des classes moyennes et populaires pour secourir les banques et leurs filiales", en prenant l'exemple de Dexia.

Concernant le deuxième point, le "troisième homme" réclame "une remise en ordre d'une économie internationale affranchie de toute règle", "l'urgence l'exige".

Enfin, dans le troisième et dernier point de cette lettre ouverte, Arnaud Montebourg encourage Martine Aubry et François Hollande à adhérer à son projet de VIe république, se souvenant que "l'un comme l'autre" ont "dans le passé, soit renoncé soit refusé" d'emmener le PS vers cette VIe république qu'il réclame depuis douze ans.

Sarkozy pourrait s'inspirer de sa VIe république

Avec cette lettre, Arnaud Montebourg soumet un programme "ambitieux mais parfaitement réaliste et réalisable". Selon lui, il ne "coûterait pas un euro aux Français" et "mieux", "générerait des ressources financières nouvelles".

Pour justifier l'intérêt d'insérer son programme dans le leur, Arnaud Montebourg affirme que c'est la condition sine qua non pour battre Sarkozy en 2012. Et si ils "n'avaient pas le courage" de le reprendre, "c'est Nicolas Sarkozy lui-même" qui le proposerait aux Français, "dans une ultime contorsion politique".

La lettre d'Arnaud Montebourg rendue public par Libération :

11 10 11 AM a MA et FH