Michèle Alliot-Marie s'apprête à se lancer pour la primaire

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Michèle Alliot-Marie s'apprête à se lancer pour la primaire
@ AFP
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PRIMAIRE - L'ancienne ministre des Affaires étrangères devrait se déclarer fin avril. En attendant, elle investit les réseaux sociaux.

Mardi soir, la primaire de la droite comptera un candidat de plus. Ou plutôt une candidate. Nathalie Kosciusko-Morizet devrait se lancer officiellement dans la course à l'investiture sur le plateau du journal télévisé de 20 heures de TF1. Après Nadine Morano, l'ancienne ministre de l'Ecologie est la deuxième femme à participer à la primaire. Et elle ne devrait pas être la dernière. Michèle Alliot-Marie, elle aussi, compte se porter candidate très bientôt.

Une candidature annoncée fin avril. Selon un parlementaire, la députée européenne prépare une déclaration de candidature pour "fin avril", soit un an avant l'élection présidentielle. "Elle ne va pas regarder la partie du haut de l'échelle", confie l'un de ses proches. Si Michèle Alliot-Marie ne veut pas brûler les étapes, elle n'en est pas moins offensive. L'ancienne ministre des Affaires étrangères est hyperactive sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, elle tient le rythme soutenu de plusieurs publications par semaine sur ses activités au Parlement européen comme sur l'actualité de son parti, Les Républicains. Sur Twitter, entre deux photos en direct de Strasbourg, Michèle Alliot-Marie a félicité Hillary Clinton pour sa victoire lors du "super Tuesday", le 1er mars dernier. Ce message d'une future candidate à celle qui fait la course en tête dans la primaire américaine se terminait par un "see you soon" ("à bientôt") qui avait tout du symbole.



Retour sous les projecteurs en février. Discrète depuis sa démission du ministère des Affaires étrangères en 2011, lorsque Le Canard enchaîné avait révélé qu'elle était partie en vacances en Tunisie après l'éclatement de la révolution, Michèle Alliot-Marie est revenue sur le devant de la scène en février. L'eurodéputée s'est en effet présentée à l'élection de la présidence du Conseil National des Républicains face à Luc Chatel. Et si l'ancienne ministre a perdu face au député de la Haute-Marne, elle a tout de même obtenu près de 45% des voix. Un score honorable, qui montrait que "la volonté d'indépendance [de la candidate] a plu", avait estimé alors le député LR Philippe Gosselin dans Le Monde. Et qui l'a poussée à se lancer dans la primaire.

Eviter l'écueil des parrainages. Michèle Alliot-Marie a profité de cette élection interne pour mesurer sa popularité auprès des élus et des militants, mais aussi "pour récupérer la liste des cadres du mouvement grâce aux feuilles d'émargement", raconte un sarkozyste. De quoi constituer un fichier. Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on soupçonne même l'ancienne ministre de chercher à créer un nouveau parti pour éviter la barrière des parrainages. Chaque candidat Les Républicains doit en effet s'arroger le soutien de 2.500 adhérents et 250 élus locaux, dont 20 parlementaires pour participer à la primaire. La profusion de candidats déclarés pourrait rendre cette étape très compliquée.