Mélenchon et le Front de gauche prennent la Bastille

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Mélenchon et le Front de gauche prennent la Bastille
La manifestation organisée par Jean-Luc Mélenchon place de la Bastille à Paris est un temps fort de sa campagne.@ Reuters
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REPORTAGE - Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient attendues dimanche après-midi.

Jean-Luc Mélenchon entend frapper un grand coup à l'occasion de la manifestation parisienne qu'il organise dimanche pour "reprendre la Bastille". A cette occasion, les militants du Front de Gauche ont mis les petits plats dans les grands : la place de la Bastille a été redécorée aux couleurs du Front de gauche, à grand renfort drapeaux rouges.

Des affiches oranges fluo, ornées du slogan "Prenez le pouvoir", ont été également été placardées sur les arbres et les grilles qui longent le parcours de la manifestation.

"Vite la VIe République"

Une longue marche festive a débuté vers 14h30, depuis la place de la Nation. Jean-Luc Mélenchon, manteau sombre et écharpe rouge, a pris place, dans le cortège peu après 14 heures, accompagné des principaux ténors de sa formation, dont le numéro un du PCF Pierre Laurent, Marie-George Buffet (PCF), la coprésidente du Parti de Gauche Martine Billard, ou encore Clémentine Autain, sa porte-parole.

Derrière eux, l'éléphant en carton des salariés en lutte de Fralib était brandi au-dessus des têtes, ainsi que des pancartes disant "Vite la VIe République" ou vantant la révolution, "floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du coeur", un propos de Louise Michel.

Des dizaines de milliers de sympathisants et curieux ("plus de 100.000" selon les organisateurs) continuaient de converger à 16h30 vers la Bastille, place symbole de la Révolution française, pour un concert avant d'écouter leur champion. Le candidat du Front de gauche devait intervenir vers 17h00, sur la mini-scène toute blanche postée devant l'opéra.

"C'est un moment historique"

La scène où Jean-Luc Mélenchon doit s'exprimer en fin d'après-midi a été montée devant l'Opéra de la place de la Bastille. Sous des tentes blanches, des centaines de militants s'activaient encore à la mi-journée. "Tout a été fait avec nos petites mimines", raconte Pascale, une ancienne professeure venue de Reims, au micro d'Europe 1. "Aujourd'hui, pour nous, je crois que c'est un moment historique, qu'on attendait depuis très longtemps", confie-t-elle. "Pour moi qui ai a vécu mai 68, je le ressens avec la même intensité. C'est un tournant", conclut Pascale.