Mélenchon et Hamon se sont rencontrés vendredi soir à Paris

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Mélenchon et Hamon se sont rencontrés vendredi soir à Paris
Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon avaient assuré qu'ils n'étaient pas disponibles pour se rencontrer avant dimanche ou lundi. Ils se sont en fait vus vendredi soir. @ AFP
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Les deux candidats de gauche se sont rencontrés dans un restaurant parisien à Ménilmontant. Aucune infirmation sur la teneur du dialogue n’a filtré. 

Premier pas vers un rapprochement ou au contraire constat de positions irréconciliables ? Impossible de savoir ce que se sont dits Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, mais les deux candidats à la présidentielle se sont bel et bien rencontrés vendredi soir dans un restaurant du 20ème arrondissement de Paris. L’information du site Diacritik a été confirmée dimanche par l’entourage du candidat socialiste.

Muets. Cette rencontre n’avait été annoncée par aucun des deux candidats et n'était pas attendu si tôt, les deux hommes ayant assuré qu'ils n'étaient pas disponibles avant dimanche ou lundi. Selon Diacritik, Jean-Luc Mélenchon est arrivé le premier, suivi dix minutes plus tard par Benoît Hamon. Les deux hommes ont discuté au premier étage du restaurant chilien Moai Bleu, à Ménilmontant. C’est ensuite le candidat socialiste qui est reparti le premier, suivi peu après par celui de La France insoumise. Les deux représentants de la gauche à la présidentielle sont restés muets.

"Il ne faut pas se faire trop d'illusions". Rien n’a filtré donc, mais les propos tenus vendredi par Jean-Luc Mélenchon après un déjeuner avec le secrétaire du PCF Pierre Laurent, n’incitait pas à l’optimisme. "Il ne faut pas qu'on aille non plus ici ou là se faire trop d'illusions, je suis toujours le même homme, aussi exigeant", avait prévenu le candidat de la France insoumise, qui la veille au soir, sur France 2, avait laissé la porte ouverte à des discussions avec Benoît Hamon. "Je le fais avec bonne volonté. Ce ne serait pas compris qu'on n'ait pas cette démarche (...) Les gens ont besoin de comprendre", a-t-il indiqué. "Mais il ne faut pas trop compter sur nous pour une carabistouille à la sauce Verts-PS", se disant un peu "amusé" de la reconstitution d'une "majorité PS-Verts de 2012, ce qui n'est pas de la première fraîcheur".