Matignon ? "Une mission, pas un calvaire"

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Matignon ? "Une mission, pas un calvaire"
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RESUME - Voici ce qu'il faut retenir du "grand oral" de Jean-Marc Ayrault, sur France 2.

Le discret Premier ministre en première ligne. Moins de six mois après son arrivée à Matignon, Jean-Marc Ayrault était l'invité de l'émission Des paroles et des actes, sur France 2. Europe1.fr vous résume l'essentiel de cette émission.

# La confidence : Matignon ? "Pas impressionné"

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© FRANCE 2

Jean-Marc Ayrault a assuré qu'il n'avait eu "aucune inquiétude" et n'avait pas été "du tout impressionné" en arrivant à Matignon. "J'avais l'impression d'avoir déjà été là, c'est presque une confidence que je vous fais là. Ça ne m'a pas du tout impressionné", a-t-il déclaré. "J'ai l'expérience, de toute façon, du pouvoir, j'ai l'expérience de l'Etat", a-t-il assuré. Après cinq mois passés à Matignon, le Premier ministre a glissé au passage qu'il voyait sa fonction comme "une mission" et pas "un calvaire". Et a précisé qu'il n'avait aucune vue sur l'Elysée. "Moi, j'ai un président qui s'appelle François Hollande, je ferai tout pour qu'il réussisse et pas seulement en cinq ans".

# L'image : les ministres derrière Ayrault

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Comme le révélait Europe 1, une dizaine de ministres ont été priés d'annuler leur "dîner" pour être présents autour du Premier ministre, jeudi soir. Derrière Jean-Marc Ayrault, les poids-lourds du gouvernement étaient présents : Pierre Moscovici, Vincent Peillon, Manuel Valls, Michel Sapin, Jérôme Cahuzac, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira ou encore Cécile Duflot ont écouté sagement le chef du gouvernement. Au sujet des membres de son gouvernement, Jean-Marc Ayrault a assuré "qu'il avait besoin de fortes personnalités". Avant de préciser les deux qualités requises pour avoir la médaille du ministre parfait : "le souci du collectif" et "la cohérence avec les engagements présidentiels". Au passage, le chef du gouvernement a assuré travailler "en toute confiance" avec son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, "qui "l'a convaincu" d'abandonner le projet de récépissés de contrôles policiers.

# Le lapsus : Ayrault confond Sarkozy et Hollande

Alors qu'il débattait avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Marc Ayrault a commis un beau lapsus : "J'ai beaucoup d'admiration pour vous. Vous avez été porte-parole d'un candidat qui vous a souvent mis dans des situations impossibles. Vous étiez ministre de l'Environnement, vous aviez défendu le Grenelle de l'Environnement et en 2010, au moment du Salon de l'agriculture, vous savez ce que dit François Hollande ? 'L'écologie, ça suffit'", accuse Jean-Marc Ayrault. Des propos évidemment prononcés par… Nicolas Sarkozy, le 9 mars 2010.  

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# L'aveu : le traité européen "pas renégocié"

Jean-Marc Ayrault a reconnu que "d'un point de vue juridique", le traité européen n'avait pas été renégocié depuis la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle en mai. "Si vous prenez la ligne exacte de la phrase qui sera soumise à la ratification, non, le traité n'a pas été renégocié", a affirmé le chef du gouvernement.

# L'engagement : les promesses seront "tenues"

Jean-Marc Ayrault a assuré que l'engagement sur le non-cumul des mandats "sera tenu", même si le sujet divise au sein de la majorité. Concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales, le Premier ministre a commencé par faire une pirouette : "il est réaliste de dire que ce ne sera pas voté d'ici la fin 2012", a-t-il expliqué, car il faut "un véritable travail de pédagogie" avec les parlementaires. "Je veux dépassionner ce débat", a-t-il conclu.

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# Le modèle : la sociale-démocratie à l'allemande

Le Premier ministre français a déclaré se sentir "complètement" social-démocrate, assurant que ce mouvement "n'est pas de l'eau tiède". Jean-Marc Ayrault a rendu hommage au SPD. Ce parti "a toujours travaillé à créer un rapport de forces pour que la social-démocratie, ce soit à la fois l'action politique, mais aussi une certaine idée du dialogue et de la démocratie sociale", a poursuivi le chef du gouvernement.

# La référence : les racines populaires

Jean-Marc Ayrault a défendu ses racines populaires, dans la première partie de l'émission. "C'est vrai, je ne suis pas un 'homme du sérail', ni 'un héritier'", a-t-il indiqué. Quand on lui demande s'il est "M. Tout le monde", Jean-Marc Ayrault a répondu "c'est la France (...) Moi, j'aime les Français tels qu'ils sont, dans leur diversité".