Marine Le Pen "se réjouit" d'une relation "apaisée" avec son père

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Marine Le Pen "se réjouit" d'une relation "apaisée" avec son père
La stratégie de "dédiabolisation" conduite par la présidente du Rassemblement national l'avait poussée à prendre ses distances avec les déclarations outrancières et polémiques du fondateur du parti. (Image d'illustration)@ JOEL SAGET / AFP
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La cadette de Jean-Marie Le Pen s'est rapprochée de son père à l'occasion de ses 90 ans, après plusieurs années de brouille en raison de divergences politiques.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), s'est "réjouie" mardi de la relation, selon elle désormais "apaisée" qu'elle entretient avec son père Jean-Marie Le Pen, avec qui elle s'est affichée samedi après des années de conflits politico-familiaux.

La voie de l'apaisement. "Il y a deux aspects dans notre relation, il y a un aspect politique et il y a un aspect familial : l'aspect politique ne se réglera pas puisque nous sommes en désaccord et, vous le savez, les divergences sont profondes et elles le resteront", a fait valoir Marine Le Pen, lors d'un entretien sur RTL. "Mais, évidemment, je me réjouis qu'on arrive sur la voie de l'apaisement dans notre relation familiale", a-t-elle indiqué. "Je m'en réjouis, bien entendu. La fille que je suis s'en réjouit beaucoup", a-t-elle ajouté.

Le diable de la République. Marine Le Pen était présente samedi à l'anniversaire de son père qui fêtait ses 90 ans, à son domicile de Saint-Cloud, à l'ouest de Paris. Les deux autres filles de Jean-Marie Le Pen, Yann et Marie-Caroline, avec laquelle il était aussi fâché depuis de nombreuses années, étaient également présentes. Après lui avoir succédé à la tête du parti d'extrême droite en 2011, Marine Le Pen s'était peu à peu éloignée de son père, en lui reprochant ses outrances et provocations alors qu'elle entendait "dédiaboliser" le Front national.

L'amertume d'un père. En 2015, elle avait fini par exclure son père de sa formation politique. S'en était suivi une bataille à la fois judiciaire, politique et médiatique. Acide, le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 avait notamment expliqué dans ses mémoires publiées en mars, à propos de sa benjamine, qu'il avait "pitié d'elle".