Marine Le Pen pourrait dérembourser l'IVG

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Marine Le Pen pourrait dérembourser l'IVG
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Invitée sur TF1, la candidate FN a dit préférer rembourser à nouveau certains médicaments.

Invitée de l'émission Parole de candidat sur TF1, Marine Le Pen s'est attachée lundi à défendre les fondamentaux du Front national. Immigration, halal, préférence nationale. Europe1.fr fait le point sur ses principales déclarations.

"Les allocations familiales aux seuls Français"

Dérembourser l'IVG. Sur le plan médical, la candidate frontiste a par exemple laissé entrouverte l'option d'un déremboursement de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). "Si j'ai un choix budgétaire à faire, entre ne pas rembourser l'IVG, qui est un acte qui peut être évité (...) et être obligée de rembourser d'autres actes qui ne peuvent pas être évités et qui permettent à des Français qui souffrent de se soigner, qui permettent à des personnes âgées de se soigner, j'assumerai le choix de rembourser plutôt les radiographies abdominales pour les personnes âgées", a déclaré la candidate du Front national.

Les allocations familiales aux Français. Toujours sur les questions de santé, elle a réaffirmé : "Je réserverai les allocations familiales aux Français parce que nous n'avons plus les moyens d'être généreux". Marine Le Pen a toutefois indiqué qu'elle allouerait 5,6 milliards au développement des "maisons de santé", pour lutter contre "la désertification médicale".

Contre le droit du sol. La candidate frontiste s'est de nouveau prononcée contre le droit du sol en France, "pompe aspirante de l'immigration qui incite à une immigration supplémentaire". Elle a également adressé un hommage aux harkis, indiquant en revanche au sujet des Algériens : "Ils se sont battus pour obtenir l'indépendance, par conséquent on a du mal à comprendre pourquoi ils sont toujours aussi nombreux à vouloir venir en France".

Hommage aux harkis

Halal. Marine Le Pen a par ailleurs enfoncé le clou sur la polémique sur le halal, qu'elle a elle-même lancée. "Il y a un problème de souffrance animale, un problème de transparence dans ce qu'achètent les consommateurs et de tromperie sur la marchandise, il y a un problème sanitaire (...) et il y a le problème de la taxe religieuse qui est touchée sur l'abattage de la viande halal et qui oblige certains d'entre nous, sans que nous le voulions, à contribuer au financement d'un culte qui n'est pas le nôtre", a dit la candidate du Front national.

Elle a refusé un peu plus tard de désavouer son père qui avait cité le poète collaborationniste Robert Brasillach lors de la dernière convention du parti.

"La discrimination est sociale"

Priorité nationale. Interrogée par une personne du public sur sa politique de lutte contre les discriminations, la candidate du Front national a répété à plusieurs reprises qu'en France, "la discrimination n'est pas ethnique ou raciale, elle est sociale". Elle a défendu à cette occasion la "priorité nationale", qui consiste selon elle à "donner une priorité au logement et à l'emploi à compétences égales, à diplômes égaux".