Marine Le Pen : l'UE porte "atteinte à la sécurité alimentaire" de la France

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Marine Le Pen : l'UE porte "atteinte à la sécurité alimentaire" de la France
@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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La présidente du Front national, candidate à la présidentielle n'accepte pas que l’agriculture française soit "en concurrence avec des productions qui ne respectent aucune norme".

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a accusé samedi l'Union européenne de porter "atteinte à la souveraineté et à la sécurité alimentaire" de la France, lors d'une visite dans une exploitation agricole dans le Lot.

"Concurrence". Interrogée sur la raison pour laquelle l'UE voudrait "la disparition de l'agriculture française", comme elle l'a répété plusieurs fois récemment, la présidente du FN a expliqué que "ça fait partie des grandes négociations commerciales que l'UE met en place. Dans sa logique du village global, l'agriculture française n'aurait plus de raison d'être". Selon elle, "c'est une atteinte à notre souveraineté, notre sécurité alimentaire". "On n'a aucune visibilité sur les animaux et les produits importés sur le marché européen sans que les consommateurs soient informés". "Ils ont fait l'UE en disant que tout le monde serait soumis aux mêmes règles. Vous avec des normes considérables", a-t-elle dit à l'agriculteur qui l'accueillait, "et vous êtes en concurrence avec des productions qui ne respectent aucune norme".

"Franciser les aides". Entre deux caresses à des bovins, elle a aussi mis en cause les accords de libre-échange avec l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, des "géants" et des "concurrents directs". Avant de répéter son mantra: "L'UE ne fonctionne pas (...), il faut tout changer." Elle a aussi qualifié d'"hérésie" l'idée "depuis une vingtaine d'années, qu'on serait un pays exclusivement de services et de tourisme". L'agriculteur, qui recevait Mme Le Pen et qui n'a pas souhaité donner son nom par crainte de représailles, élève près de Figeac des vaches limousines et montbéliardes pour la production de viande. Il a dit vivre avec "moins de 350 euros mensuels". Ses bovins sont vendus aux marchés italiens et espagnols, mais la sortie de l'UE ou de l'euro souhaitées par Mme Le Pen n'"inquiète pas" ce sympathisant FN, même pour l'exportation. "Ça ne changera rien. Mme Le Pen nous donnera les mêmes subventions, ça doit équivaloir", a-t-il indiqué en référence au projet de la candidate FN de "franciser les aides" de la politique agricole commune (PAC) via une "politique agricole française".

Mme Le Pen devait initialement visiter une cave de Roquefort, dans l'Aveyron, mais cette première partie a été annulée à cause des conditions climatiques. Elle doit tenir une réunion publique à 16h30 à Rignac (Aveyron).