Marine Le Pen : le slogan FN "On est chez nous", un "cri du cœur et d'amour"

  • A
  • A
Marine Le Pen : le slogan FN "On est chez nous", un "cri du cœur et d'amour"
Marine Le Pen était en déplacement dans le Jura.@ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Partagez sur :

Marine Le Pen a réfuté les accusations de xénophobie visant le slogan du Front national scandé dans les meetings : "On est chez nous".

Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a affirmé vendredi à Clairvaux-les-Lacs, dans le Jura, que le slogan phare des réunions publiques frontistes, "On est chez nous", était "un cri du cœur, un cri d'amour".

"Vous êtes chez vous". "Ce 'on est chez nous', qui est un cri du cœur, un cri d'amour, regardez ce qu'ils en font dans la presse, ce qu'ils en disent : 'Ce cri de xénophobie'. Mais non, messieurs et mesdames, ce n'est pas un cri de xénophobie, c'est un cri d'amour pour ce qui nous appartient, notre pays. Oui, vous êtes chez vous !", a affirmé la présidente du Front national. Plus d'un demi-millier de partisans présents dans la salle des fêtes de la commune ont ensuite repris ce slogan, récurrent lorsque Marine Le Pen s'exprime en public.

Des droits à rétablir. "Vous êtes propriétaires de la France. Vous n'êtes pas des locataires, vous n'êtes pas des occupants sans droit ni titre. Ceci entraîne beaucoup de devoirs, mais aussi tout de même des droits. C'est ces droits que je vais rétablir", a ajouté Marine Le Pen, qui a parlé pendant environ 45 minutes, après avoir visité un barrage à Vouglans.

Et la candidate à la présidentielle, en tête des sondages de premier tour, de lister : "Le droit à avoir prioritairement un emploi en France quand on est Français. Le droit d'avoir prioritairement accès à un logement social quand on est Français. Ce logement social a été financé par nos parents, grands-parents, arrière grands-parents. Ce sont nos droits, et j'entends bien les faire respecter (...) J'assume de faire passer les miens avant les autres". "Evidemment, ça passera par un certain nombre de politiques qui viseront à arrêter l'immigration que nous subissons depuis des années", a-t-elle ensuite précisé.